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CAMEROUN - SOCIÉTÉ : RÉCIT D'UNE NUIT DANS L'ENFER DE KONDENGUI. AFRIK-INFORM

Information
23 juillet 2019

CAMEROUN - SOCIÉTÉ : RÉCIT D'UNE NUIT DANS L'ENFER DE KONDENGUI. AFRIK-INFORM

 

Ce 22 juillet, la prison centrale de Yaoundé Kondengui a fait l'objet de camps d'affrontements entre les prisonniers de la crise anglophone et les forces de maintien de l'ordre. Un trouble qui surgit après les revendications de ces prisonniers dit politiques, prises à la légère par les autorités.

 

Par Gilles Noubissie

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En effet, dans les environs de 10 heures ce lundi, les prisonniers de la crise anglophone se sont rassemblés dans la cours de la prison centrale de kondengui, afin de réclamer la venue du ministre de la justice. Ils réclament une justice impartiale, et demandent à être jugés en bonne et due forme, alors qu'ils y sont depuis deux ans déjà pour certains et plus encore pour d'autres, sans jamais être passés à la barre.

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Ces revendications se sont accentuées au fur et à mesure que le temps passait, et cette revendication qui était portée par les anglophones, s'est généralisée et a connu des premières violences aux environs de 20 heures. Dans des différentes vidéos devenues très virales sur la toile, on pouvait voir des prisonniers en furie, qui réclamaient l'intervention des USA, de l'ONU, de l'Union Européenne d'une part, et d'une autre part le départ de la France du territoire camerounais et enfin le départ du président Paul Biya. On a assisté à l'incendie de certains compartiments administratifs de la prison, les saccages de la bibliothèque et la destruction de certains biens matériels non moins importants.

Ce matin du 23 juillet, les premiers bilans de cette nuit trouble font état de  4 morts et quelques blessés graves parmi lesquels deux anciens ministres notamment inoni Éphraïm (ancien premier ministre) et urbain olenguena awono (ancien ministre de la santé publique). Parfait Mbvoum estime que ces 4 personnes tuées auraient succombées sur les assauts des forces de maintien de l'ordre. Certains détenus ont été transférés au GSO (Groupement Spéciaux d'Operations), et d'autres au SED. À noter également des jets de gaz lacrymogène pour disperser les prisonniers manifestants, et par ailleurs internet a été coupé sur l'ensemble du territoire national. Dans certaines vidéos, les prisonniers manifestants estiment qu'il y aurait eu des tirs à balles réelles sur eux. Selon le porte-parole du MRC, le quartier féminin de la prison centrale de kondengui dont les clôtures avaient été vandalisées par les prisonniers manifestants, n'a pas été pris d'assaut grâce à la défense des prisonniers du MRC, qui ont plus tard été rejoints par les forces de sécurité. En attendant le communiqué officiel du gouvernement Camerounais, un premier rapport sera publié par les forces de sécurité d'ici à là.

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