Florent Mbia: Figure impressionnante de l'opéra de Paris.

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans Société

Hommage citoyen à un fils de la tribut Bantou... 

 

Hommage citoyen à un fils de la tribut Bantou, devenu une étoile de l'art contemporain au pays de Molière.

Pour lui, c'est chanter, composer, jouer, créer, rien d’autre ne compte. Plus tard, quand la réussite arrive, la forte personnalité de l’artiste déteindra sur ses collègues qui verront en lui un être caractériel, méticuleux, anxieux, soucieux du travail bien fait et à la limite, excessif. Nous sommes à Paris! Pour l'infatigable  Florent, c’est  sans doute le début d'une longue aventure professionnelle.

Par Patrick Clément  Oyieh      

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Cet hommage, est l'expression d'un honneur qui fort des faits mémorables, découle d'une joie nationale et continentale, un plaisir de ravissement au sens premier du terme. Une interpellation à la conscience culturelle de l'Union Africaine et aux autres instances locales de la culture. Dans le cas d'espèce, on est bien content que ce soit pour Florent Mbia, le Monsieur "Opéra Afrique" en France qui s'attele à ce chantier titanesque à qui nous disons "Chapeau". A dire vrai, ils ne sont pas nombreux dans le vieux continent à se hisser si haut à l'opéra de Paris. À se prêter à ces « exercices d’admiration ».  La fierté joue à fond en feuilletant la galerie des photos sur du jeune et percutant musiciens de l'opéra de Paris. À l'opéra de Paris, il est l'ami de tous. Comme qui dirait chez nous, "l'enfant chérie". Sa jeunesse au sein de l'équipe est un atout cardinal. Florent est pianiste mais aucun instrument ne lui est étranger. Sa dextérité à manipuler tous ces instruments et à jouer son rôle au sein du club, confisque l’admiration. Pour son talent, il est au top de son art et au bon endroit.certaines mauvaises langues disent même qu'il ne travaille pas, qu'il s'amuse, tellement il est doué. C'est une musique de joie et de danse, de résistance et de révolte, un art majeur qui avec le théâtre, bouleverse et incendie tout le 21 siècle, en proie aux rythmes dilueurs qui re-situe « les horizons de l'art et ses arpenteurs ».

Dans un style trans-sièclé l'unique artiste noir du 21siècle de la troupe de l'opéra de Paris évite ainsi l’écueil chronologique souvent fastidieux, bouscule genres et époques, styles et instruments pour passer général dans son art au firmament de la gloire et de la satisfaction. C'est le drapeau tricolore de pays de Roger Milla, Manu Dibango et le continent tout entier qui s'en targue.

 On peut faire confiance à Florent Mbia, ce professionnel éclairé et authentique amateur, dont la vie suit le roman de l'opéra, pour nous conduire dans les arcanes de cette musique et de cet art. Il n'est pas né suffisamment tôt pour vivre les grandes légendes de l'opéra, appréhender les tournants décisifs de l’histoire de cette musique. Sans rester à la remorque, l'histoire lui aura permis de garder l’oeil fixé sur le rétroviseur. Tout ceci, c’est par ce qu’il connaît la musique et aime les musiciens. Je précise que ce texte en l'honneur de Florent Mbia n’est pas un cours magistral sur le  l'opéra, mais a « labour of love », quelques petites lignes racontant l'histoire d'un jeune camerounais originaire du Sud, qui aujourd'hui fait la fierté de tout un continent et plus singulièrement de la race noire,  dans une écriture plus littéraire que journalistique où l’émotion le dispute à l’érudition. J'ai choisi cet angle d’approche pertinent pour que cette évocation lumineuse et précise aille au delà de la musique et du culturel. 

Florent Mbia arrive à fédérer son propre parcours de musicien, en introduisant souvenirs personnels et truculentes anecdotes avec son talent impayable de conteur et de presteur. Ses confidences sur les entours de cette musique éclairent singulièrement le travail de ses collègues et ravive la flamme de la merveilleuse équipe qui l'entoure. Il a l’envie de faire partager non seulement ce qui a traversé son horizon musical du moment, mais aussi et surtout ce qui est demeuré gravé dans sa mémoire. Ses interprétations sur scène sont le lieu d’ouvertures, de passages, d’admirations et d’euphories.

Florent Mbia brille à l'opéra de Paris, ce n'est un secret pour personne!

Il a l'élégance de sa musique. Virile et romantique. Il ne s'agit pas seulement de physique - carrure massive, allure classique, cheveux coupés, barbe cercellée. Parfois très observateur, le jeune homme originaire d'Ebolowa dans le sud du Cameroun laisse deviner une réflexion intense, un regard distancié, mais qui se traduit dans l'émotion. Et n'est-ce pas, en somme, ce qu'on demande à un artiste ? c'est tout simplement poétique.

Cette même poésie se dégage de sa tenue éponyme, costume sombre et chemise blanche, noeud papillon pour conclure. Un accoutrement qui sied parfaitement à celui qui mérite la reconnaissance du politique de son pays puis, de l'Union Africaine. 

Romantique, Florent l'est dans le texte, mais aussi, et surtout, dans l'attitude et l'imagerie qu'il charrie.

L'union Africaine a t-elle déjà pensé à distinguer les artistes Africains?

Pour ce qui est de la question des artistes, l'Afrique en a, à revendre.

Partout, dans toutes les branches de l'art.

Mais dans l'auguste chambre de la troupe de l'opéra de Paris, le général Florent Mbia demeure l'unique " Noir". Ce fait retient mon attention! 

 Et vous, qu'en pensez-vous?