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AFRIQUE DU SUD : PRETORIA FERME TEMPORAIREMENT SES PORTES AU NIGERIA. AFRIK-INFORM

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05 septembre 2019

AFRIQUE DU SUD : PRETORIA FERME TEMPORAIREMENT SES PORTES AU NIGERIA. AFRIK-INFORM

 

Ce jeudi 05 septembre, le ministre sud-africain des affaires étrangères, a annoncé la fermeture temporaire des missions diplomatiques entre Pretoria et le Nigéria.

Par Yves Konan Camara

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En effet, les violences enregistrées en Afrique du sud depuis quelques jours, se sont étendues au de-là des simples revendications sociales de la population du pays. Dans un communiqué, a appris afrik-inform.com, le ministre des affaires étrangères par son porte-parole Lunga Ngqengelele, a annoncé la décision du gouvernement à suspendre temporairement les collaborations diplomatiques entre les deux premières puissances en Afrique.

Une décision qui était prévisible, au vu des mouvements de riposte qu’ont entamé les citoyens Nigérians, en sabotant toutes entreprises et institutions appartenant à l’Afrique du Sud dans leur pays. Il y a quelques jours, des artistes Nigérians à l’instar de Tiwa Savage, ont décidé de boycotter les invitations à prester en Afrique du Sud, question de manifester leur mécontentement face à cette situation de xénophobie violente, qui a déjà fait en quelques jours 7 morts, plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels appartenant à ces derniers. 

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Selon les sources internes, il s’agirait d’un mouvement entamé pour présenter le ras le bol de la population, face à la négligence de leur gouvernement sur les répartitions des activités économiques. Les citoyens Sud-africains estiment alors que les étrangers les empêchent de mener à bien leurs activités dans leur pays, et qu’il serait temps de mettre fin à cela. Pourtant, il ne s’agit pas d’une première violence xénophobe dans le pays.  En 2015, sept personnes avaient été tuées au cours de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait 62 morts dans le pays.

Selon Amnesty International, cette nouvelle vague de violences est le résultat "d'années d'impunité pour les crimes xénophobes" perpétrés ces dernières années dans le pays.

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