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AFRIQUE DU SUD – XÉNOPHOBIE : LES TAXIMEN SUD AFRICAINS GARENT LEURS VÉHICULES, POUR CONDUIRE UNE MARCHE CONTRE LA XÉNOPHOBIE. AFRIK-INFORM

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17 septembre 2019

AFRIQUE DU SUD – XÉNOPHOBIE : LES TAXIMEN SUD AFRICAINS GARENT LEURS VÉHICULES, POUR CONDUIRE UNE MARCHE CONTRE LA XÉNOPHOBIE. AFRIK-INFORM

 

Ce mardi 17 septembre, la ville de Tshwane en Afrique du sud n’a pas vu l’ombre d’un taxi. Une marée de gilets jaunes sud-africains a envahi les rues de la ville, afin de barrer la voie à ces mouvements violents qui ont fait de nombreux morts et arrestations depuis deux semaines déjà.

Par Yves Konan Camara

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En effet, ces Hommes vêtus de gilets jaunes, sont les conducteurs de taxi de la ville de Tshwane. Ils ont préféré en cette journée, se passer de leur pain quotidien afin d’apporter leur contribution au retour de la paix dans le pays. Des marches consécutives à l’appel d’ONG dont le Conseil national sud-africain des taxis (Santaco) et la National Taxi Alliance (NTA). Une mobilisation destinée à condamner les attaques enregistrées ces dernières semaines dans le pays d’Afrique australe.

Ils sont porteurs d’un message réconciliateur, et se désolidarisent des actes barbares posés par leurs compatriotes à l’endroit des étrangers. « Not in our name » pouvait-on lire ce mardi sur les pancartes brandies par les manifestants. « Nous voulons faire une déclaration aujourd’hui et dire, pas à mon nom en tant qu’associations des taximen. Nous sommes foncièrement opposés à la xénophobie et au banditisme sous toutes ses formes », a déclaré M. Makata, un responsable du Santaco.

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 Les conséquences de ces violences (manifestations au Nigeria ou en RDC par exemple) ont été telles que les autorités sud-africaines ont présenté des excuses à tout le continent. « Je me tiens ici devant vous comme un frère africain, qui exprime ses regrets et présente ses excuses pour ce qui s’est passé dans mon pays », lançait la semaine dernière le président Cyril Ramaphosa, lors des obsèques à Harare de Robert Mugabe, ancien président zimbabwéen décédé le 6 septembre dernier.

Mais ce ne sont pas les premières violences xénophobes du genre. En 2015, sept personnes avaient perdu la vie dans des attaques xénophobes. Les violences les plus graves restent celles de 2008 qui coûtèrent la vie à 62 personnes.

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