INSTITUT UNIVERSITAIRE DES GRANDES ECOLES DES TROPIQUES

CAMEROUN - SOCIÉTÉ : L’AMBIANCE DES PRÉPARATIFS DES FÊTES DANS LA VILLE DE DOUALA. AFRIK-INFORM

 

La fête de Noël marque une date immanquable chez les catholiques du monde entier en général et ceux du Cameroun en particulier. Celle de cette année semble être bien différente des années antérieures tant dans les ménages, dans la ville que dans les marchés. Les raisons évoquées sont celles de la vie chère et de l’instabilité sociale dans le pays.

Par Abdoulaye Raman

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Chaque 25 décembre est une opportunité pour les catholiques de réaffirmer leur amour pour l’enfant Jésus. Il est le rédempteur mort sur la croix pour effacer les péchés de l’humanité toute entière. Spirituellement, matériellement et financièrement, toute la communauté concernée par cette fête est dans une mobilisation spirituelle, financière, matérielle sans pareil afin de vivre la meilleure des célébrations ce jour.

 Dans l'objectif de faire apparaître un véritable sourire sur les visages dans chaque maison, les parents ont souvent pour habitude de se rendre dans les magasins de la place ou sur les nombreux étalages attirants d'objets divers,  pour l’achat des jouets d’enfants et des accessoires de décoration… Sauf qu’il est inévitable d’omettre que toutes les conditions ne sont pas souvent réunies dans tous les ménages pour donner  à chaque maison et famille les voies et moyens pour satisfaire les enfants. « Pour le moment, je me débrouille encore. Je ne suis pas encore arrivé à ce que je désire. Par la grâce de Dieu, on va y arriver puisqu’il faut satisfaire les enfants. » Explique une mère de famille qui jusqu’ici n’a encore rien fait pour ce grand jour à venir.

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Alors que certaines familles éprouvent encore des difficultés à savoir avec certitude comment vont se dérouler ces festivités, d’autres se disent déjà prêtes. C’est le cas de cette maman, Marguerite, qui dit que : « La fête, c'est tous les jours. Et chacun fait la fête à son niveau. Quelqu’un ne pourra pas dire qu’il ne peut pas fêter. De mon côté, ça se passe très bien». Elle ajoute que cela dépend aussi de comment l’on se prépare et si l'on est intéressé ou pas par ce qu'elle signifie.

 Du côté des commerçantes, l'on déplore non seulement les difficultés qu’elles ont à écouler le peu de produits présents sur leurs étalages du fait de la rareté des clients. Mais aussi de la hausse des prix chez leurs fournisseurs. Pour ces vendeuses, la crise anglophone impacte directement leurs recettes. « Il n’y a vraiment pas le marché avec la guerre dans les zones anglophones. L’année dernière, la crise n’était pas assez grave comme cette année, et les anglophones étaient nos grands clients. » Explique une commerçante sous anonymat. Quant à la communauté urbaine de Douala qui est chargée de la décoration urbaine en cette période, les populations déplorent le manque d'imagination et d’innovation  dans le processus d'embellissement et d'illumination des artères et rues. Elles appellent à diversifier et rendre plus attractifs les lieux de vie et de réjouissance populaire.

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