MAROC : UN HOMME ET UNE FEMME, HAUTS RESPONSABLES DU PARTI AU POUVOIR SUSPENDUS POUR RELATIONS SEXUELLES ADULTÉRINES.

 L’interpellation de deux responsables de l’aile religieuse du parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc a été le déclenchement d’un scandale politico religieux dans le royaume. Les mis en cause ont été «suspendus pour faute gravissime» de leurs postes dans le parti, à la suite de leur arrestation par la police «dans une posture sexuelle» à l’intérieur d’une voiture.

Par HABIB HASSANA

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Moulay Omar Benhammad et Fatima Nejjar, tous deux vice-présidents du Mouvement Unicité et Réforme (MUR), sont tous les deux « suspendus de toutes les structures du mouvement », a annoncé le MUR, (l’aile religieuse et bras idéologique du PJD, Parti Justice et Développement, à la tête du gouvernement de coalition marocain depuis fin 2011) dans un communiqué, à l’issue d’une réunion d’urgence de son bureau exécutif. « La faute gravissime » commise par ces deux personnes « est une violation des principes du mouvement, de ses orientations et de ses valeurs », selon ce communiqué.

L’affaire a été révélée par un site en ligne privé, Al-Ahdath qui relate que les deux mis en cause, pourtant figures politiques opposées de façon radicale aux relations extra-conjugales, ont été interpellés samedi à l’aube par la police sur une plage de Mohammedia (ville située à 58km au sud de Rabat) alors qu’ils se trouvaient « dans une posture sexuelle » à bord d’une grosse cylindrée. L’interpellation ne se sera d’ailleurs pas passée sans heurt pour les deux tourtereaux qui avaient transformé le véhicule en chambre d’hôtel, et pour en sortir, Moulay Omar Benhammad aurait tenté de corrompre les policiers en patrouille.

Face au procureur,  Moulay Omar Benhammad, 63 ans, docteur en études islamiques, déjà marié et père de sept enfants, a affirmé être lié à Fatima Nejjar, une veuve de 62 ans et mère de six enfants, par un mariage «coutumier». Le procureur ne le poursuivra donc pas pour adultère, (son épouse légitime n’ayant pas donné suite) mais pour « tentative de corruption » sur les policiers qui l’ont interpellé.  La femme, Fatima Nejjar qui appelait ses étudiantes «à ne pas céder à la tentation et au vice» devrait comparaître devant le juge en début septembre pour complicité d’adultère. Tous les deux sont donc en liberté provisoire, mais déjà la punition a commencé, par les réseaux sociaux.

Fatima Nejjar étant connue pour son activisme au sein des associations féminines, les réseaux sociaux commentent abondamment l’affaire, certains se faisant un plaisir de rediffuser les vidéos sur internet de la vice-présidente du MUR dans lesquelles elle appelait, entièrement voilée, les étudiantes à ne pas céder « à la tentation et au vice », une tentation à laquelle elle a cédé.

Aux dernières nouvelles, elle a remis sa démission aux instances du parti, démission acceptée par le président du bureau exécutif du parti.