COTE D’IVOIRE - JUSTICE : 2 HOMOSEXUELS CONDAMNES A 18 MOIS DE PRISON

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans Société

Ce jeudi 17 Novembre, pour la première fois de l'histoire de la Côte d'Ivoire, deux hommes ont été condamnés pour homosexualité.

 

Ce jeudi 17 Novembre, pour la première fois de l'histoire de la Côte d'Ivoire, deux hommes ont été condamnés pour homosexualité. Un vigile de 31 ans et son amant de 19 ans ont écopé d'une peine de 18 mois de prison ferme. Ils ont été surpris par l'oncle de l'un des amants, qui a porté plainte à la gendarmerie.

Bianca FATOU

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Aux deux hommes qui ont reconnu leur liaison, le procureur a rappelé que «la loi qualifie de contre nature cet acte impudique».Ces deux jeunes hommes ont été condamnés à 18 mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Sassandra, dans le Sud-ouest de la Côte d’ivoire, pour pratique homosexuelle, une première dans le pays.
Il s’agit notamment d’un homme de 31 ans vigile, dans un complexe agro-industriel à Dakpadou, village du département de Sassandra, et d’un autre de 19 ans. A appris Afrik-inform. Ils ont été surpris en plein ébats sexuels par l’oncle du plus jeune qui, choqué par ce spectacle, a porté plainte auprès de la gendarmerie de Sassandra. Les amoureux ont été immédiatement mis aux arrêts et déférés au parquet de Sassandra. Lors de leur comparution ce jeudi, les deux amants ont avoués les faits, précisant par ailleurs qu'ils sont amants depuis longtemps et qu'ils ne voient pas en quoi leur acte constitue un délit. Le procureur a pour sa part rappelé que même s'il existe des homosexuels en Côte d'Ivoire, «la loi qualifie de contre nature cet acte impudique », indiquant que des rapports sexuels entres deux personnes du même sexe doivent être sanctionnés .

Pour mémoire, en 2015, un couple gay vivant dans le village de Lebloko, en situation de rupture, s'est retrouvé au commissariat de police sur plainte de l’un des amants qui s'opposait au « divorce ».La police leur avait alors rappelé ce à quoi ils s'exposaient, tout en leur demandant « plus de pudeur et de discrétion » en retournant en famille pour régler à l'amiable leur différend.