MOZAMBIQUE : DEUIL NATIONAL APRES LA MORT DE 73 PERSONNES DANS L’EXPLOSION D’UN CAMION CITERNE.

 
 Le bilan de l’explosion d’un camion-citerne survenue le jeudi 17 Novembre ne cesse de s’alourdir. Au moins 73 morts ont déjà été dénombrés alors que l’administration du président Filipe Nyusi décrétait un deuil national de trois jours.
Par Habib Hassan
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Nous avons appris par l’AFP qu’un camion-citerne transportant de l'essence dans l'ouest du Mozambique en zone rurale, non loin de la frontière avec le Malawi et à 90 km de la ville de Tete, a été victime d’une explosion accidentelle jeudi dernier et au moins 73 personnes ont été tuées et des dizaines blessées par cette explosion accidentelle, selon un nouveau bilan annoncé hier dimanche par la ministre de l'Administration d'Etat. 
 
Lors de sa conférence de presse tenue à Maputo, Mme Carmelita Namashulua aura par exemple affirmé que « au moins 73 compatriotes ont perdu leur vie dans l'accident ». Elle a ajouté qu’une commission d'enquête a été mise en place pour déterminer les causes du drame et que selon les premiers éléments communiqués par les autorités locales, le camion effectuait la liaison entre le port mozambicain de Beira (centre) et le Malawi, et s’est arrêté avant la frontière pour vendre illégalement du combustible, une pratique fréquente au Mozambique. La ministre a précisé que certains des blessés étaient brûlés à plus de 50%, ce qui, selon elle, représente « une expérience nouvelle » pour le Mozambique dans le traitement de ces grands brulés.
 
Ce genre d'accident n'est pas rare sur le continent africain, où des camions-citerne attirent de nombreuses personnes qui profitent de leurs arrêts pour siphonner du carburant. On en a par exemple connu au Nigéria avec 500 morts en 1998 dans l’explosion d’un oléoduc, 200 morts dans l’explosion d’un pipeline en 2006, 95 morts dans l’explosion d’un camion-citerne en 2012, , 69 morts en 2015…
 
Le gouvernement du Mozambique, l'un des pays les plus pauvres au monde, a récemment augmenté le prix des carburants après la chute du metical, la monnaie locale, ce qui pourrait expliquer que les populations versent dans la contrebande. C’est ainsi que selon Mme Namashulua, certains des villageois ont continué à récupérer de l'essence après la fin de l'explosion. Un deuil national de trois jours a été décrété à partir de samedi.