AFRIQUE DU SUD : LE CANDIDAT POUR LA PRÉSIDENCE DE L’ANC SOUPÇONNÉ D’ENTRETENIR DES RAPPORTS AVEC AU MOINS 8 MAITRESSES.

 

En pleine campagne pour remporter la présidence de l’ANC en décembre prochain, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa fait face à des révélations sur sa vie privée. D’après les échanges de mails révélés ce weekend par le Sunday Times Independent, un hebdomadaire sud-africain, le vice-président Cyril Ramaphosa entretiendrait à grand frais au moins huit maîtresses, dont certaines seraient encore étudiantes.

Par Christ pharel

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Averti des futures révélations du journal, Cyril Ramaphosa a tenté samedi soir d’empêcher leur publication auprès de la Haute Cour de Johannesburg, en arguant qu’elles menaçaient sa vie privée et sa réputation. Il a finalement été débouté par le juge, qui a autorisé la mise sous presse dans la soirée.

Un article du journal The Sunday Independant dévoile ses nombreuses affaires extraconjugales et parmi ses maîtresses de longue date, il y a des étudiantes entretenues financièrement. Face au scandale, le numéro deux du pays se défend et parle de sale coup. A l'approche des élections pour la présidence de son parti l'ANC

Pour Cyril Ramaphosa, ces révélations s’avèrent doublement gênantes, après sa violente campagne en 2016 contre les « sugar daddies » – ces hommes d’un certain âge couvrant de cadeaux de très jeunes femmes pour s’attirer leurs faveurs sexuelles. Surtout, elles interviennent à trois mois seulement des élections pour la présidence de l’ANC, en vue des élections générales de 2019.  

Sur sa page Facebook, le vice-président s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer une opération destinée « à discréditer sa personne ». « [Les femmes en question] font partie d’un groupe de 54 étudiants – hommes et femmes – à qui ma femme et moi apportons une assistance financière chaque mois depuis plusieurs années », s’est-il défendu.

« Il apparaît que cette opération a eu accès à des ressources à l’intérieur des services de renseignements, qui peuvent intercepter des communications et pirater des mails privés », a-t-il par ailleurs écrit, soulignant la responsabilité d’adversaires soucieux de promouvoir leur propre agenda politique.

Dans un communiqué diffusé ce week-end, Cyril Ramaphosa a déclaré que la campagne de diffamation qui se propage dans les médias sociaux a pour but de mener la guerre à ceux qui tentent de restaurer les valeurs, les principes et l'intégrité de l'ANC, ajoutant que certains leaders du parti sont visés pour avoir « dénoncé les affaires de corruption » au sein de la formation politique.

L'année dernière, le vice-président avait mené une campagne tambours battant contre les « sugars daddy », du nom de ces hommes d'un certain âge qui couvrent de très jeunes femmes de cadeaux et d'argent, en échange de faveurs sexuelles.