Afghanistan : la ville de Kaboul sur le point de crouler sous le poids d’une crise économique

by Abdoulaye Raman
0 comment

Les Afghans sont presqu’au bord du gouffre. La crise politique fait des clins d’œil à la crise économique dans le pays en général et dans la capitale Kaboul en particulier. Depuis que les talibans ont arraché le pouvoir, l’on ne voit pas sinon plus de billets de banque. Les raisons toutes simples.

Il est vraisemblablement pénible de voir des billets en circulation dans la ville de Kaboul, siège des institutions afghanes. Avec la panique et la crainte d’être cambriolées, des banques ont dû fermer leurs établissements, et ce, jusqu’au rétablissement de la situation tendue nonobstant la faillite.

Lire aussi : Afghanistan – Diplomatie : les troupes américaines pourraient quitter le territoire avant le 31 août prochain.

Le long de la rue « Bank Street », réputée pour avoir à chaque pas marqué une banque, aucune institution n’est ouverte. Elles ne peuvent pas courir le risque d’ouvrir. Les grilles sont baissées, les distributeurs sont hors service depuis au moins une semaine.

Ça devient de plus en plus difficile. Les populations qui n’ont pas pu fuir comme les autres pourraient indubitablement faire face à l’impasse. Plus d’argent liquide, plus de quoi se nourrir à la maison. « On commence à avoir des problèmes. Un de mes oncles m’a donné 2 000 afghanis, ça représente à peu près 20 dollars. Avec ça, je fais ce que je peux… J’achète un petit peu de pain, du riz pour mes enfants, mais on est au bout de ce qu’on a. Je cherche une solution, je n’arrête pas de chercher une solution », confie un père de famille désemparé au reporter de RFI.

Dans cette avalanche de tristesse, il faut dire qu’il y en a qui se font du beurre. Ils sont à l’aise plus qu’ils n’en étaient pas avant la crise dans le pays. C’est le cas de Wahidullah, Agent de change, usurier, prêteur sur gages possédant une liasse de billets de banque d’un volume important. L’on ne sait pas trop ce qu’il fabrique pour en avoir autant.

Lire aussi : Afghanistan : les talibans voudraient entretenir de saines relations diplomatiques avec le monde.

À une question posée quant à ce qu’il fait pour se procurer autant d’argent sachant que la période traversée par les habitants de la ville est délétère, il a préféré esquiver : « Je me débrouille, c’est pas vraiment officiel, je connais des gens qui avaient fait des réserves avant la crise et… on s’entraide. »

Cette crise économique occasionnée par les talibans dans tout le pays empiète considérablement sur la vie des populations de kaboul, la capitale. D’après les témoignages recueillis par RFI, le prix des aliments de base, huile, riz, farine a grimpé de 15 à 20% depuis la prise de pouvoir des Talibans.

Enregistrez votre adresse e-mail sur notre site internet pour recevoir automatiquement nos articles.

#Kaboul #CriseEconomique #Banques #Afghanistan

Leave a Comment