Afrique – Diplomatie: L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan à la conquête du grand barrage du NIL.

by Larissa Tchinda
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Ce 05 Avril 2021 marque le dernier recours de la tripartite engagée deux jours plus tôt à Addis-Abeba, sous la présidence de Félix Tshisekedi entre L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan. Depuis 2011, le barrage de la Renaissance plus connu sous l’appellation Grand barrage du NIL, est une source de tensions entre les trois pays.

Le barrage est construit dans le nord-ouest de l’Ethiopie, près de la frontière avec le Soudan, sur le Nil bleu, un bras du fleuve qui fait la jonction avec le Nil blanc, plus au nord à Karthoum, avant de poursuivre son cours vers l’Egypte.
Il s’agit d’une centrale hydroélectrique présentée comme vitale par Addis-Abeba et perçue comme une menace par Le Caire et Khartoum. L’ambassadeur des Etats-Unis, Mike Hammer, était également présent à l’ouverture des travaux de cette réunion.

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Cet accord doit permettre de « remplir et faire fonctionner le barrage de la Renaissance dans les prochains mois et avant la prochaine saison des pluies », selon le ministre égyptien des affaires étrangères, Sameh Shoukry.

Addis-Abeba a annoncé en octobre que la première phase des opérations de remplissage a été conclue en août 2020. L’Ethiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants. L’Egypte, qui dépend du Nil pour environ 97 % de son irrigation et son eau potable, considère cependant le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau. Le Soudan craint de son côté que ses propres barrages soient endommagés si l’Ethiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.

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