AFRIQUE : LES NON-DITS DU RETRAIT DE LA FRANCE DANS LA GESTION DU FCFA EN AFRIQUE DE L’OUEST.

by Bertrand Wandji
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Ce mercredi 20 mai, Paris a officiellement renoncé le dépôt auprès du Trésor français de la moitié des réserves de changement de la banque centrale de l’Afrique de l’Ouest et a accepté de se retirer de ses instances de gouvernance. Ceci voudrait signifier que le ministre français des finances et le gouverneur de la Banque de France n’auront plus leurs places à la table des deux réunions annuelles de la BCEAO (Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest) dont l’une se déroulait à Paris. Ces mesures veulent ainsi sonner la fin du FCFA qui devrait s’appeler dorénavant Eco.

Un acte important dans les rapports entre la France et l’Afrique mais qui en revanche ne mettra pas fin à l’engagement financier du Pays de Charles de Gaule avec le continent. En effet, selon le ministre français des affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, «le rôle de la France évolué pour devenir celui d’un garant financier strict de la zone» en maintenant la parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA).

L’on se rappelle qu’avant cette annonce les Chefs d’États Ouest-Africains s’étaient déjà mis d’accord sur un ancien pour lancer une monnaie cette année qui serait appelée Eco. A propos, un témoignage recueilli par l’AFP précise qu’il s’agit de la mise en œuvre de l’accord du 21 décembre dernier », annoncé par le Président Ivoirien Alassane Ouattara en présence de son homologue français Emmanuel Macron.

En tout état de cause, de nombreux intellectuels, non sans saluer cette «semi-révolution» qui marque une avancée réelle dans les rapports financiers entre l’Afrique et la France, estiment tout de même qu’il y’a dans cette précipitation de Paris des enjeux
«cosmétiques» visant à la «continuité d’une servitude monétaire des pays de la CEDEAO». L’économiste sénégalais Demba Moussa Dembelé y voyait déjà en décembre dernier une manœuvre visant à «torpiller le projet de la Cédéao ou de le ralentisseur le plus possible. Ils coupent l’herbe sous le pied des critiques éliminant les symboles qui se manifestent sans toucher au fond du problème ».

Au demeurant, Ce que demandent les peuples africains, c’est la fin du franc CFA et non sa réforme. Quoique celle-ci permet d’apprécier déjà une avancée considérable dans le long combat de certains États africains et activistes pour leur souveraineté monétaire.

Quid de la zone CEMAC?

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