MALI : DES POURPARLERS ENTRE IBK ET MAHMOUD DICKO ENVENIMENT LA CRISE POLITIQUE.

by Bertrand Wandji
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Le Chef de l’Etat du Mali, S.E Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré ce samedi 4 juillet l’imam Mahmoud Dicko, principal leader du mouvement dit « du 5 Juin » après plusieurs semaines de tensions politiques meublées par des manifestations populaires sur Bamako, la capitale du Pays.

Au regard d’une diffusion en direct faite par la Présidence de la république malienne sur son compte Tweeter, la rencontre entre les deux hommes s’est tenue à la « Villa des hôtes » de Bamako qui est la résidence officielle du Chef de l’Etat. Cette rencontre est la toute première officielle entre les deux hommes depuis le début d’une crise politique motivée par des contestations contre IBK et des appels à sa démission.

Mahmoud Dicko est en effet l’imam le plus puissant du Mali. Depuis le 5 Juin dernier il a engagé une croisade contre le système de l’actuel président de son pays qu’il accuse de légèreté dans la gestion de la crise sécuritaire qui sévit dans certaines régions du pays « au profit de la France » et de fraude électorale lors des municipales d’Avril dernier. Mais l’imam n’est pas le seul leader de ce mouvement; il est accompagné par une coalition hétéroclite de personnalités de la société civile, de leaders de partis politiques de l’opposition et plusieurs autres responsables religieux aux côtés desquels il a fait descendre dans les rues de la capitale politique du pays plusieurs dizaines de milliers de personnes à deux reprises au cours du mois précédent.

•••des concertations pour une solution commune•••

À l’ordre du jour de la rencontre, une discussion sur des mesures en mettre en œuvre à la faveur d’une sortie de crise: « On a parlé de tout ce qui concerne cette crise et du pays de façon générale. Je pense qu’avec la volonté de tout un chacun et de toutes les parties concernées, nous allons inch Allah trouver la solution », a déclaré l’imam, en ajoutant qu’en tant qu’imam il avait l’obligation morale de privilégier des voies conduisant à la paix: « Mon rôle d’imam je l’ai dit, m’oblige à être quelqu’un qui considère toujours la paix comme, étant l’essentiel, la paix dans notre pays, la sous-région et dans le monde ».

À son tour le Président IBK signifié avoir connaissance des doléances du M5 (mouvement du 5 Juin)à travers le mémorandum qui lui a été remis le 30 Juin: « je respecte les positions exprimées par vous et là-dessus, je vous invite à continuer et approfondir les échanges avec la majorité présidentielle», a-t- il précisé. Il a également renouvelé l’invitation au M5, faite au lendemain de la première manifestation du 5 Juin, d’intégrer le gouvernement d’union nationale qu’il propose « et qui ne saurait être retardé plus longtemps », a-t-il averti.

Une proposition qui a été interprétée comme une marque de mépris par les responsables du Mouvement. En effet, moins d’une heure après la rencontre, le M5 publiait un communiqué, informant que: «lors de cette brève rencontre, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA a continué à faire la sourde oreille, preuve de mépris envers le Peuple malien ». La plateforme précise que « M. KEITA a royalement ignoré toutes les demandes et mesures contenues dans le ”Mémorandum du 30 juin 2020”, en renvoyant le M5-RFP à sa ”majorité présidentielle” qui ne dispose d’aucun pouvoir et pour laquelle lui-même n’a, d’ailleurs, ni respect ni considération ».

Ceci consacre de facto l’échec des pourparlers et engage davantage la crispation du climat politique au Mali car le M5 a aussitôt réaffirmé sa détermination à obtenir, par ”les voies légales et légitimes”, la “démission pure et simple” de M. Ibrahim Boubacar KEITA et de son régime, sauf application intégrale du Mémorandum. En attendant, une nouvelle manifestation est prévue pour le 10 juillet prochain à Bamako; elle s’étendra sur l’ensemble du territoire national les semaines à venir et au sein de la diaspora malienne.

Le Chef de l’Etat du Mali, S.E Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré ce samedi 4 juillet l’imam Mahmoud Dicko, principal leader du mouvement dit « du 5 Juin » après plusieurs semaines de tensions politiques meublées par des manifestations populaires sur Bamako, la capitale du Pays.

Au regard d’une diffusion en direct faite par la Présidence de la république malienne sur son compte Twitter, la rencontre entre les deux hommes s’est tenue à la « Villa des hôtes » de Bamako qui est la résidence officielle du Chef de l’Etat. Cette rencontre est la toute première officielle entre les deux hommes depuis le début d’une crise politique motivée par des contestations contre IBK et des appels à sa démission.

Mahmoud Dicko est en effet l’imam le plus puissant du Mali. Depuis le 5 Juin dernier il a engagé une croisade contre le système de l’actuel président de son pays qu’il accuse de légèreté dans la gestion de la crise sécuritaire qui sévit dans certaines régions du pays « au profit de la France » et de fraude électorale lors des municipales d’Avril dernier. Mais l’imam n’est pas le seul leader de ce mouvement; il est accompagné par une coalition hétéroclite de personnalités de la société civile, de leaders de partis politiques de l’opposition et plusieurs autres responsables religieux aux côtés desquels il a fait descendre dans les rues de la capitale politique du pays plusieurs dizaines de milliers de personnes à deux reprises au cours du mois précédent.

•••des concertations pour une solution commune•••

À l’ordre du jour de la rencontre, une discussion sur des mesures en mettre en œuvre à la faveur d’une sortie de crise: « On a parlé de tout ce qui concerne cette crise et du pays de façon générale. Je pense qu’avec la volonté de tout un chacun et de toutes les parties concernées, nous allons inch Allah trouver la solution », a déclaré l’imam, en ajoutant qu’en tant qu’imam il avait l’obligation morale de privilégier des voies conduisant à la paix: « Mon rôle d’imam je l’ai dit, m’oblige à être quelqu’un qui considère toujours la paix comme, étant l’essentiel, la paix dans notre pays, la sous-région et dans le monde ».

À son tour le Président IBK signifié avoir connaissance des doléances du M5 (mouvement du 5 Juin)à travers le mémorandum qui lui a été remis le 30 Juin: « je respecte les positions exprimées par vous et là-dessus, je vous invite à continuer et approfondir les échanges avec la majorité présidentielle», a-t- il précisé. Il a également renouvelé l’invitation au M5, faite au lendemain de la première manifestation du 5 Juin, d’intégrer le gouvernement d’union nationale qu’il propose « et qui ne saurait être retardé plus longtemps », a-t-il averti.

Une proposition qui a été interprétée comme une marque de mépris par les responsables du Mouvement. En effet, moins d’une heure après la rencontre, le M5 publiait un communiqué, informant que: «lors de cette brève rencontre, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA a continué à faire la sourde oreille, preuve de mépris envers le Peuple malien ». La plateforme précise que « M. KEITA a royalement ignoré toutes les demandes et mesures contenues dans le ”Mémorandum du 30 juin 2020”, en renvoyant le M5-RFP à sa ”majorité présidentielle” qui ne dispose d’aucun pouvoir et pour laquelle lui-même n’a, d’ailleurs, ni respect ni considération ».

Ceci consacre de facto l’échec des pourparlers et engage davantage la crispation du climat politique au Mali car le M5 a aussitôt réaffirmé sa détermination à obtenir, par ”les voies légales et légitimes”, la “démission pure et simple” de M. Ibrahim Boubacar KEITA et de son régime, sauf application intégrale du Mémorandum. En attendant, une nouvelle manifestation est prévue pour le 10 juillet prochain à Bamako; elle s’étendra sur l’ensemble du territoire national les semaines à venir et au sein de la diaspora malienne.

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