Présenter le président Jair Bolsonaro

Brésil : le président Jair Bolsonaro minimise la covid-19 et le pays fait face à l’impasse.

by Abdoulaye Raman
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Plusieurs hôpitaux des grandes villes du Brésil ne parviennent plus à contenir la pandémie. Ils sont sur le point de s’effondrer, car les cas de covid-19 augmentent sans cesse. Pendant ce temps, le chef de l’Etat, sous-estime la dangerosité du virus corona.

Selon le rapport mis à disposition par l’institut Fiocruz du pays, basé à Rio de Janeiro plus de 80 % des lits des unités de soins intensifs (USI) sont occupés dans les capitales de 25 des 27 États du Brésil.

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Ce mardi, le pays a enregistré 1 972 décès de Covid, un nouveau record quotidien. Par ailleurs, le pays d Roi Pélé totalise plus de 266 000 décès et 11 millions de cas depuis le début de la pandémie sur le globe terrestre.

Il convient de rappeler que le Brésil après les Etats-Unis a le deuxième plus grand nombre de décès au monde et le troisième plus grand nombre de cas confirmés ; ce qui rend désormais la situation de plus en plus critique non seulement pour le pays, mais aussi pour le reste du continent qui risquerait d’être embrasé par ce nouveau corona virus qui fait des ravages avec un fort taux de pourcentage un peu partout en Amérique.

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Toujours selon Fiocruz, 15 capitales d’État ont des unités de soins intensifs à plus de 90 % de leur capacité, notamment Rio de Janeiro, Brasilia et São Paulo. Bien plus, les villes de Porto Alegre et Campo Grande ont largement dépassé la capacité de l’ICU.

C’est donc pour cette raison que dans son rapport, l’institut a averti que les chiffres indiquaient “la surcharge, et même l’effondrement des systèmes de santé”. “La lutte contre Covid-19 a été perdue en 2020 et il n’y a pas la moindre chance de renverser cette tragique circonstance au premier semestre 2021”, a déclaré l’épidémiologiste Fiocruz Jesem Orellana, cité par l’agence de presse AFP.

Pour le moment, la seule et unique passerelle serait d’espérer que la vaccination de masse soit miraculeuse aux fins de faire reculer considérablement la maladie. Les chercheurs estiment par la suite qu’aujourd’hui au regard de cette expansion du virus, le Brésil représente une menace grave pour l’humanité quant à la légèreté avec laquelle la pandémie est gérée.

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Rappelons que la semaine dernière, des experts ont déclaré au journal Valor Economic que les décès dépasseraient bientôt les 2000 par jour. Plus loin, ils ont averti que le seul moyen d’éviter cet hécatombe était que le gouvernement fédéral prenne en charge la coordination nationale de la lutte contre le virus, recommandant des verrouillages sur tous les points névralgiques, l’utilisation de masques et une campagne de vaccination de masse.

Alors qu’à ce jour, rien que huit millions de personnes ont reçu leur première dose de vaccination, ce qui représente un peu plus de 4 % de la population, les chiffres n’ont pas cessé de croître. Ce mardi, le pays a également enregistré plus de 70 000 cas, une augmentation de 38 % par rapport à la semaine dernière, si l’on s’en tient aux informations des médias locaux.

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Tout ceci n’a même pas un tant soit peu entamé la détermination du président Jair Bolsonaro à minimiser la dangerosité de la pandémie qui sévit et tue en cascade. Dans le même sillage, le chef de l’Etat fédéral s’est plutôt contenté de dire cette semaine aux uns et aux autres “d’arrêter de pleurnicher”. Il s’exprimait alors lors d’un événement. “Combien de temps allez-vous continuer à pleurer à ce sujet ? Combien de temps resterez-vous à la maison et fermerez-vous tout ? Personne ne peut plus le supporter. Nous regrettons encore la mort, mais nous avons besoin une solution”, a t-il rajouté.

Considérant que le président Jair Bolsonaro reste jusqu’ici indifférent quant aux ravages de la pandémie dans le pays, les gouverneurs de régions ont entrepris de prendre des mesures, car estiment que les dommages collatéraux à l’économie seront pires que les effets du virus lui-même.

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