BURKINA – FASO : QUI ETAIT THOMAS SANKARA ?

by Franck Bekima
0 comment

Le chiffre “33” ne saurait passer inaperçu ce 15 octobre 2020 chez tous les citoyens Burkinabés. En effet, il représente le vide que connaît le pays depuis le 15 octobre 1987, date de l’assassinat de Thomas Sankara  par un commando lors du coup de force qui porta au pouvoir son compagnon d’armes, Blaise Compaoré. Les années se sont succédées et n’ont en rien altéré l’estime que la nation actuelle porte à son égard bien qu’absent.

Il est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso. Il était un homme d’État anti-impérialiste, révolutionnaire, socialiste et panafricaniste.

De son vrai nom Thomas Isidore Noël Sankara, il fut le président de la Haute-Volta qu’il rebaptisé Burkina-Faso durant la période de la première révolution burkinabé du 4 août 1983 au 15 octobre 1987. Laquelle révolution, il finira par totalement incarner.

A lire aussi : BURKINA FASO – GENDARMERIE : 93 ÉLÈVES SOUS-OFFICIERS GENDARMES RADIES REFUSENT DE QUITTER LA FORMATION.

Dès l’adolescence, Thomas Sankara a aimé la musique. Son instrument préféré, la guitare. Pour montrer son attachement à cet art, il a mis en branle un certain nombre de projets, dont la création des orchestres comme les petits chanteurs au poing levé et les colombes de la Révolution à son accession au pouvoir en 1983.

Durant ces quatre années à la tête du pays, il a mené la marche forcée en recourant à la répression de certains syndicats ou organisations politiques rivales, une politique d’émancipation nationale qui a permis au pays de passer du nom de Haute-Volta issu de la colonisation en un nom issu de la tradition africaine : Burkina Faso, qui est un mélange de Moré et de Dioula et signifie Pays des hommes intègres. Thomas avait également fait de la lutte pour le développement du pays, contre la corruption, et pour la libération des femmes son véritable credo.

Thomas était d’une moralité questionnée par bien de personnes autour de lui, et même à travers le pays. Au quotidien, il ne s’accordait aucun passe-droit sous le prétexte qu’il est un leader. Pour des besoins de soins médicaux par exemple, il refusait les propositions des médecins à son père, tombé malade, d’être évacué en France. Il s’y opposait par peur qu’on lui reproche de favoriser sa famille. Pourtant, son père en avait le droit en tant qu’ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale.

En 2019, les burkinabés ont inauguré une statue dans la capitale politique Ouagadougou en la mémoire de ce révolutionnaire. Il a laissé comme héritage aux générations  la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toute forme d’oppression..

Enregistrez votre adresse e-mail sur notre site pour recevoir automatiquement nos articles.

afrik-inform.com,l‘info en un clic.

Leave a Comment