BURUNDI – LE DÉCÈS DE PIERRE NKURUNZIZA: ARRESTATIONS DES POPULATIONS EN JOIE.

by Bertrand Wandji
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Selon le communiqué de presse du Secrétariat du gouvernement, le président burundais Pierre Nkurunziza, âgé de 55 ans, est décédé lundi de la suite d’un «arrêt cardiaque». Mais pour de nombreux observateurs, cette annonce officielle serait bien loin de la vérité. Ce qui a fait dire Collecte Braekman, spécialiste Afrique du Journal Belge, le Soir, que c’est «un décès inopiné qui pose beaucoup de questions». Parmi ces questions, les préoccupations sur le véritable motif de sa mort qui hantent l’opinion publique.

••• UNE CAUSE SANITAIRE DIVERS •••

Madame Braeckman révèle en effet que le président Nkurunziza souffrait depuis longtemps d’une maladie incurable dont très peu de personnes dans son entourage en avait conscience: «Bon nombre d’observateurs ont été frappés par le fait que le président sortant Pierre Nkurunziza, arrivant au terme de son deuxième mandat, avait décidé de ne pas se représenter et qu’il avait soutenu la candidature du général Ndayishimye, «Neva», un homme assez populaire et peu inféodé à la clique des généraux entourant du chef de l’État. Seuls quelques initiés savaient que le Président sortant avait déclaré forfait voiture il était atteint par une maladie incurable et désirait gérer au mieux son retrait du pouvoir », at-elle déclaré dans son article.

En effet, le président du Burundi avait décidé de quitter le fauteuil Présidentiel où il y avait été durant 15 années afin de «donner la chance à quelqu’un d’autre». Ainsi, invoquant la protection divine qui serait étendue sur son pays, il avait tenu à organiser les élections générales en dépit de la pandémie de coronavirus. Le scrutin a eu lieu le 20 mai dernier. Et s’il s’était déroulé dans le calme, il avait été marqué cependant par beaucoup d’irrégularités, dénoncées par les évêques catholiques du Pays et les opposants à son régime qui lui-même reprochaient d’avoir profité du climat de crise pour imposer aux Burundais le dauphin qu’il avait lui-même choisi.

Mais la piste d’une maladie lointaine incurable est vite étouffée par les fortes rumeurs qui placent le décès de l’ancienne rebelle sous le motif qu’il aurait été atteint par la Covid-19. Cette rumeur est d’abord partie du journal en ligne Nigérian The Cable qui, en s’appuyant sur deux sources dont la radio burundaise RPA et le quotidien rwandais Taarifa, a déclaré que Nkurunziza avait été frappé par la maladie de l’heure qu ‘ il disait inexistante sur le sol burundais: «cela ne fait l’ombre d’aucun doute, Pierre Nkurunziza, le président autoritaire et tout puissant du Burundi depuis quinze ans et non succombé à cette épidémie qu’il avait tant pris en charge de minimiser et de mépriser ces derniers mois auprès de sa population », publié le journal.

Pour le journal sud-africain The Mail, Nkurunziza a été victime de sa légèreté coupable avec lequel il a été traité de son vivant l’épidémie de Corona: «il y a une mauvaise politique avant la santé de son pays», a déclaré l ‘ auteur de l’article. Avant lui, son épouse ainsi que trois de leurs gardes du corps avaient été officiellement testés positifs à la Covid-19 et recevaient des soins depuis plusieurs jours au Kenya. Elle a été déclarée guérie.

••• QUEL ENJEU POUR LA SUCCESSION?