CAMEROUN : 04 ANS APRÈS LE DRAME D’ESEKA…

by Kevin Fotso
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Le 21 octobre 2016, le Cameroun assistait de manière impuissante à l’accident de train le plus meurtrier de son histoire. Le bilan officiel de l’époque qui reste jusqu’à présent contesté, faisait état de 79 morts et plus de 500 blessés. Retour sur les circonstances de ce drame ferroviaire qui n’a pas encore fini de nous livrer ses secrets…

Dans la nuit du 20 au 21 octobre 2016, les fortes pluies qui s’abattent dans la zone de Boumnyebel auront raison d’une buse située à Matomb. Sous le poids des eaux, celle-ci va lâcher. La route qui relie les deux principales métropoles du Cameroun que sont Yaoundé et Douala sera donc coupée. Au matin du 21 Octobre, les camerounais vont découvrir à travers les médias et les réseaux sociaux que la nationale N°3 est hors service. D’où la ruée vers la compagnie de transport ferroviaire Camrail.

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Aux environs de 11 heures , le ” train de la mort ” va prendre le départ de Yaoundé en direction de Douala avec à son bord près de 1200 Passagers. La charge est inhabituelle car le nombre de personnes a clairement augmenté. Au point où la compagnie se verra obliger de rajouter des wagons, allant au-delà de la capacité de la locomotive. Dès le début du voyage, les premiers signes de fébrilité vont se faire ressentir avec la présence d’une forte fumée. À quelques kilomètres de la gare d’ESEKA, alors que le train sort d’un tunnel et entame une descente, sa vitesse va grimper. À l’intérieur des Wagons les quelques secondes qui vont suivre se résument à l’incompréhension et la panique. Mais les passagers ne se doutent pas encore qu’ils sont sur le point d’être les victimes d’un drame qui fera écho à travers le monde. Quelques minutes après le début de la descente aux enfers, le train va dérailler et plusieurs wagons vont se détacher. C’est un fort bruit qui va alerter les populations environnantes. ESEKA deviendra en l’espace d’une poussière de secondes le temple de l’horreur avec des corps à perte de vue qui vont meubler le décor. Le choc est tellement violent qu’on a du mal à reconnaître les cadavres. Certains qui avaient tenté de s’échapper par les fenêtres vont rester sous les décombres. Très vite les médias du monde entier vont relayer ses images qui restent encore dans les mémoires.

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04 ans après, certains rescapés et des familles de victimes continuent de réclamer réparation. Les mesures de dédommagement jugées insuffisantes font l’objet de vives critiques de la part des collectifs d’avocats d’autant plus que certains survivants gardent les stigmates et des handicaps graves à la suite de cet accident.

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