Cameroun – Affaire Tenor : les non-dits sur la mort d’Erica Mouliom par son père

by Abdoulaye Raman
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M. Mouliom Jean Georges, père de la jeune Erica décédée le 15 juillet dernier dans un accident de la circulation, a rassemblé ce jour à Douala, la presse nationale et internationale dans l’optique de revenir sur les circonstances d’une mort trouble . Selon le papa, s’adressant avec un air triste et désemparé, cette affaire regorge des “non-dits”.

C’est en principe sa première prise de parole devant la presse depuis la fin des obsèques sa fille Erica Mouliom. Une mort qui implique le célèbre chanteur Tenor, car c’est dans son véhicule que cette dernière aurait laissé sa vie après un tonneau. “Nous sommes tous des bantous et moi je suis bamoun. Chez nous, lorsque sur la voie publique ou même entre les bions d’un champs, vous piétinez l’herbe de votre voisin, la première des choses à faire c’est de vous tourner même si ce voisin est fâché, et de demander : je m’excuse”. C’est donc au travers de ce proverbe que M. Mouliom traduit sa profonde désolation par rapport au mutisme de parents de Tenor.

Pour que justice soit faite dans cette affaire qui ne cesse de faire couler des salives, le père de la défunte était assisté à cette conférence de presse par son conseil, Serges Kenfack du cabinet Tchamou Etienne qui a été constitué pour la cause. M. Mouliom n’a pas manqué de revenir sur ses propos avancé le jour du décès. il a tenu a apporter des éclaircis.

“Quand j’ai demandé à l’artiste Ténor de venir épouser ma fille en pays Bamoun, j’attendais simplement qu’il demande pardon avec ses parents qui vivent encore car je suis aussi un père d’enfant et un bantou. Depuis le décès de ma fille, je n’ai jamais reçu un seul coup de fil venant d’eux. Qu’il soit en prison ou qu’il soit libre cela m’importe peu, ce qui m’intéresse c’est la vérité”, déclare M. Mouliom jean Georges.

Les causes de la mort de la défunte reste méconnue. Pour le père, il est un bantou. Doutant que sa fille soit décédée des suites d’un accident de la circulation, il laisse tout entre les mains de la justice. Selon le conseil de M. Mouliom Jean Georges, “l’origine du décès, spécifie la cause du décès”; chose qui malheureusement reste incomprise. “si le dépôt de corps post accident de la voie publique veut dire qu’elle est est décédée des suite d’un accident de la voie publique, pour nous et pour le commun des mortels, ça signifie que même le médecin n’a pas défini de quoi elle est décédée”, lance Me Serges Kenfack.

Le conseil et le père de la défunte fille ont sollicité en audience tenu avant hier une remise de cause pour pouvoir entrer en profondeur dans le dossier. Ainsi les responsabilités pourront être établies sur cette mort. Pour l’instant, ce qu’il convient de rappeler est que dans cette affaire “d’homicide involontaire”, en comparution pour la troisième fois devant le tribunal de première instance (Tpi) de douala-Bonanjo ce lundi 6 septembre 2021Tenor a plaidé coupable et le dossier a été mis en délibéré pour le lundi 13 septembre prochain.

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