Cameroun : Après les cameras de surveillance, les populations réclament les lampadaires.

by Abdoulaye Raman
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Il y a plus d’un an, plusieurs villes au Cameroun sont devenues de véritables Smarts city (cités intelligentes) grâce à l’installation des cameras de surveillance dans tous les points systématiques. Une initiative qui visait à contrôler minute by minute le moindre geste des citoyens véreux.

Par définition, une camera de surveillance est un système de caméras et de transmission d’images, disposé dans un espace public ou privé pour le surveiller à distance ; il s’agit donc d’un type de télésurveillance. Tandis qu’un lampadaire extérieur est un dispositif d’éclairage public placé en périphérie des voies de circulation publiques (ruelles des quartiers) et qui s’allume le soir pour permettre aux personnes d’avoir une vision claire sur leurs destinations. Dans le cas d’espèce, la police camerounaise s’est dotée d’un important stock des cameras de surveillance afin de mener à bien sa mission régalienne, celle de garantir la sécurité des hommes et des biens.

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En août 2019, le Premier ministre chef du gouvernement Joseph Dion Ngute a procédé à l’inauguration du centre national de commandement de vidéosurveillance de la police. À cet effet, deux mille caméras de surveillance ont été érigées à des points chauds et névralgiques au Cameroun.

En attendant la couverture finale sur toute l’étendue du territoire camerounais à hauteur de 7 000 cameras de vidéosurveillance, quelques villes ont déjà été servies, notamment Douala, Yaoundé, Buéa, Bafoussam, et les zones frontalières à l’instar de Garoua Boulai.

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Nonobstant, l’intérêt particulier que les populations camerounaises devraient accorder à cette nouvelle donne technologique qui pour le moins régule et soigne considérablement les comportements des usagers de la voie publique, il faut rappeler qu’il y a des griefs déposés à la table du gouvernement. Le problème de l’électricité. Celles-ci récusent le fait que le gouvernement se serait le plus penché sur les camera au détriment de l’éclairage qu’ils appellent « nécessité. »

L’on se demande donc sur quel élément devra t-on se baser pour juger à la fois de la nécessité et du moment propice auquel l’un des deux besoins doit passer en premier ; ceci afin de répondre aux attentes soit de l’administration soit des populations.

Plus loin, elles évoquent la thèse selon laquelle l’acquisition des caméras de surveillance nécessite de fortes sommes d’argent qui devraient aussi servir d’installer les lampadaires le long des rues non éclairés durant les nuits. Ces petites pistes obscures sont parfois de véritables foyers de concentration des agresseurs.

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Rappelons que le dispatching du kit de surveillance n’a pas encore été fait dans tout le pays et pourra s’accentuer ces derniers mois pour accueillir la compétition continentale à venir notamment de la Coupe d’Afrique des Nations de Football. Toutefois, les populations camerounaises du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest gardent l’espoir de voir les rues éclairées jusqu’au sous-quartier.

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