Cameroun – crise anglophone Il s’appelait Nlend Bikoi Joseph : Portrait du policier tué à Bamenda

by Kevin Fotso
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L’arme à la main, cet inspecteur de police âgé de 28 ans seulement a rendu l’âme ce lundi 31 août au cours d’une offensive des séparatistes “Amba-boys” à Bamenda.

C’est l’histoire du destin tragique d’un jeune officier de police mort sur le champ de bataille. Né à Tibati le 29 août 1992 d’une famille modeste, Nlend Bikoi overmas Joseph va décédé deux jours après la célébration de son 28 ème anniversaire. La photo jointe à notre article est d’ailleurs la dernière qu’il a publié sur sa “story” Facebook le jour de sa naissance.

Alors âgé de 24 ans, il intègre l’école de la police après un passage à l’université de Ngaoundéré pour être formé comme inspecteur. À sa sortie en 2018, il rejoint les rangs du Commandement Central des Groupements Mobile d’intervention en abrégé CCGMI de Yaoundé. Ce sera son premier et dernier poste d’affection.

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Au cours du mois d’avril, deux détachements du CCGMI vont regagner les régions anglophones en crise pour des missions de défense et de sécurité. Une première vague le 08 août et une deuxième le 21 août. Joseph fait partie de la deuxième vague. Alors qu’il est prévu que les policiers en détachement soient relevés après trois mois, il y passera cinq mois avant l’arrivée du jour fatidique. Il y’a un mois et demi, le jeune Bikoi Overmas va solliciter une permission pour se rendre à Yaoundé, plus précisément dans la banlieue de Soa pour passer quelques temps avec sa fiancée et préparer son mariage censé avoir lieu dans deux semaines. Hélas ! La guerre en a décidé autrement.

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Il laisse derrière lui une fiancée déboussolée, une famille inconsolable et des compagnons d’armes au bord des larmes. Le mardi 1er septembre, les policiers en service à Bamenda ont organisé une série de descentes musclées en représailles au meurtre de leur collègue.

À Kumba, Manfé, Muyuka et dans toutes les localités en proie aux affrontements, les hommes en tenue ont observé des moments intenses de recueillement à la mémoire de l’inspecteur Nlend Bikoi Overmas Joseph dit “Petit Bikolo”. Après quelques séquences de vives tensions, les policiers sont de nouveau sur le front du combat, avec à l’esprit, l’incertitude du lendemain. Ils souhaitent pour l’heure, que le nombre limite de mois en détachement, soit pris en compte par la haute hiérarchie.

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