Cameroun : Il y’a 29 ans, le Cameroun organisait ses 1ères élections démocratiques.

by Larissa Tchinda
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C’était le 1er Mars 1992. Sous l’impulsion du président de la république Paul Biya, un système politique multipartite est instauré en 1990, avant d’être implémenté deux ans plus tard.

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Alors qu’environ 70 % des citoyens en âge de voter adhérait au mot d’ordre de Boycott lancé par l’opposition, Paul Biya fit une apparition à la télévision nationale le 7 février 1992, annonçant qu’il mettait 500 millions de Francs CFA à la disposition de ceux des chefs de partis politiques qui acceptaient de participer aux élections.

Selon le gouvernement, il était urgent d’organiser ces élections législatives afin de disposer d’une Assemblée Nationale démocratique, pour mieux s’attaquer à la crise économique dans laquelle le Cameroun était plongé.
ll s’agissait en effet, des premières élections législatives avec plusieurs partis depuis 1964. Elles ont été remportées par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais qui obtient 88 des 180 sièges, avec une population de 7,2 à 8 millions d’habitants pour près de 4 millions d’électeurs.
Pour être candidat, il fallait être présenté par un parti politique reconnu légal, et payer un cautionnement. L’électeur devait être âgé de 20 ans au moins, et le Camerounais de la diaspora était exclu des élections.

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Les élections se firent au suffrage universel direct avec un scrutin de liste à un tour. Quatre listes seulement avaient obtenu des sièges à ces élections. Il s’agissait de : du RDPC : 88 sièges (Paul Biya) de l’UNDP : 68 sièges (Bouba Bello) de Kodock : 18 sièges (baptisée liste UPC) et du MDR : 4 sièges (Dakole Daissala).

29 ans après, le multipartisme, élément indéniable de la démocratie est toujours aussi interrogé. Après 38 ans de règne, le RDPC a su céder un peu de place à quelques partis politiques qui évoluent en rang dispersés et qui jusqu’ici, n’ont pas pu le renverser.

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Ni John Fru Ndi, président historique du Social Democratic Front a lui-même rendu les armes sans jamais y parvenir. La passe, il l’a faite à Cabral Libii, président du PCRN, actuel principal parti politique d’opposition au Cameroun qui n’arrive pas encore à faire le poids.

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