Cameroun : l’opposition veut « garantir des élections libres, justes et transparentes »

by Larissa Tchinda
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Au Cameroun, les leaders de sept partis politiques ainsi que ceux des organisations de la société civile et des personnalités citoyennes ont, après des semaines de travail, adopté des amendements du Code Electoral qu’ils jugent désuète, dans un document intitulé « Proposition de modification consensuelle du code électoral camerounais – Proposition de réforme ».

Par cet acte, l’opposition et la société civile veut « garantir des élections libres, justes et transparentes », dans le but d’éviter au pays, des conflits pré et post électorales, sources d’instabilité socio-politique et même culturelle.

Ces leaders de partis politiques, sont constitués entre autres, de quelques visages phares de l’opposition au Cameroun. Il s’agit notamment d’Edith Kah Wallah (Cameroon People’s Party), Cabral Libii (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale), Tomaino Ndam Njoya (Union Démocratique du Cameroun), Maurice Kamto (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), le Dr Louis-Marie KAKDEU (Croire au Cameroun), Hilaire DZIPAN (Mouvement Progressiste) etc.

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Alors que la prochaine échéance présidentielle est prévue pour Octobre 2025, ces derniers ont centré leurs doléances sur la gouvernance politique et institutionnelle, la gouvernance administrative, la gouvernance économique et financière, la gouvernance territoriale, et la gouvernance sociale et culturelle.

Dans le rapport de synthèse amendé par tous et déposé à la présidence de la république,
La garantie de la neutralité, de la représentativité et de l’indépendance du Conseil Electoral est fortement critiquée.

Comme solution, l’opposition propose que le Conseil Electoral soit constitué minimum de Huit (08) membres représentant les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, répartis aux (08) premiers partis politiques ; de trois (03) membres représentant les autres partis politiques non représentés à l’Assemblée Nationale ; de trois (03) membres des trois partis politiques dont les candidats sont arrivés en tête de la dernière élection présidentielle ; de deux (02) membres représentant l’administration choisis par le Président de la République, n’ayant aucune affiliation à un parti politique au moins trois ans avant leur désignation, ni montré par leurs activités ou leurs comportements publics des préférences partisanes ; et enfin de deux (02) membres représentant des organisations de la société civile désignés en leur sein.

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Par ailleurs, l’opposition dénonce également un bicéphalisme et des conflits d’autorité des organes d’ELECAM, et une « opacité dans le processus de recrutement du personnel d’ELECAM, compromettant les critères de compétence et d’impartialité qu’on aurait dû privilégier ».

Comme palliatif, il est par exemple proposé, que le Directeur Général et le Directeur Général Adjoint des Elections soient désignés par le Conseil Électoral sur appel à candidature. « Ils sont désignés pour un mandat de cinq (05) ans, renouvelable une seule fois. » ; précise le document.

En cas de constatation d’une situation d’inéligibilité après élection, l’opposition propose aussi, que « la juridiction compétente pour connaître du contentieux des élections concernées, saisie par toute personne ayant la qualité d’électeur dans la circonscription au moment du vote, annule l’élection de l’intéressé et non pas de la liste en cas de scrutin de liste, ou, s’il a déjà pris ses fonctions, le déchoit de son mandat ».

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La prise en compte des personnes ayant porté atteinte à la fortune publique ou ayant été reconnues coupables de fraude électorale ; l’absence d’accès aux PVs des commissions locales de vote des partis politiques ayant participé à une élection à la suite de la non restauration du représentant du parti retardataire ; l’ absence du contrôle de suffrage valablement exprimés à l’échelle communale, l’absence de fiabilité et sureté de la transmission des procès-verbaux, l’absence de contrôle à l’échelle communale et délai de transmission réelle du PV ; la sous-représentation des partis politiques au sein de la commission Départementale et nationale ; l’absence de transparence et de célérité dans la proclamation des résultats ; et la violation du secret de vote par l’achat des bulletins des adversaires sont fortement décriés.

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