CAMEROUN : MGR LUC ONAMBELE S’OPPOSE AU VACCIN CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTERUS.

by Franck Bekima
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Dans l’histoire médicale du Cameroun, une campagne de vaccination n’a jamais  fait autant parler. Après des organisations de la société civile, c’est au tour des « hommes de Dieu » d’emboiter le pas. Mgr Luc Onambélé puisqu’il s’agit de lui s’indigne contre l’administration du vaccin proposé par l’OMS pour lutter contre le cancer du col de l’utérus.

C’est dans la lettre adressée aux chefs d’institutions catholiques et de structures de santé que Mgr Luc ONAMBELE évêque du diocèse d’Obala dans la région du centre accuse l’OMS d’œuvrer contre la procréation des jeunes filles. Ceux qui soutiennent cette opinion font savoir dans les médias que les occidentaux voient d’un mauvais œil l’explosion démographique du continent qui représenterait selon eux, une menace pour l’avenir de l’humanité.

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Les tenants de cette thèse du complot occidental contre l’Afrique trouvent que l’introduction du Gardasil, vaccin contre le cancer du col de l’utérus pour les enfants dans les écoles est un moyen pour l’organisation onusienne de freiner l’explosion démographique du continent.

Conséquence, de nombreux parents doutant de l’innocuité du Gardasil n’autorisent pas que ce vaccin soit inoculé à leurs enfants. Cette fois la polémique est entretenue par l’église catholique romaine. L’admission du Gardasil vient d’être interdite dans les écoles et formations sanitaires confessionnelles appartenant au diocèse d’Obala, ville située à 30 minutes de Yaoundé.

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Selon Mgr Luc Onambélé, vicaire général du diocèse d’Obala qui a signé la note d’interdiction, le Gardasil est un vaccin incomplet qui n’agit que contre le VPH de type 16 et 18.  Pourtant, il existe plus de 100 types de VPH parmi lesquels 40 sont sexuellement transmissibles et environ 18 VPH sont oncogéniques.

« C’est un vaccin partiel parce qu’il y a plus de 15 VPH qui n’y sont pas inclus », écrit ce responsable épiscopal.

Selon le chef ecclésiastique, la tranche d’âge ciblé 9-13 ans est moins représentative alors que le pic de la maladie est entre 40 et 50 ans, « la médecine basée sur l’évidence scientifique voudrait que les essais cliniques ne se limitent pas aux résultats intermédiaires, mais qu’ils aboutissent aux résultats définitifs », écrit le prélat.

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Et de poursuivre, « rien ne nous rassure qu’il n’y aura pas d’effets indésirables entre temps comme cela a été signalé ailleurs ». Le gouvernement qui tente par tous les moyens d’imposer ce vaccin aux jeunes filles et qui fait face à une vive opposition populaire, n’a pas encore réagi à cette interdiction.

En rappel, le gouvernement camerounais a introduit à la rentrée scolaire d’octobre 2020 -2021, le Gardasil, vaccin contre le cancer du col de l’utérus et les autres infections génitales liées aux papillomavirus humains (PVH), à travers le Programme élargi de vaccination (PEV).

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