CAMEROUN – RDPC : PARTI AU POUVOIR OU PARTI UNIQUE?

by Kevin Fotso
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Avec 87 sénateurs sur 100, 152 députés sur 180 à l’Assemblée Nationale, et 316 communes sur 360, le RDPC est sur les point de rafler la majorité des sièges du conseil régional. Une suprématie et une omniprésence dans les sphères de décision qui confèrent de fait à la formation politique un statut qui part bien au delà de la formule “Parti au pouvoir”.

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L’écrasante victoire du RDPC qui se dessine au fur et à mesure de la publication des résultats provisoires des élections régionales vient sanctifier le parti de Paul BIYA dans le temple de la démocratie camerounaise. Seul face à son destin, le parti des flammes brule tout sur son passage et étouffe la concurrence même dans ses derniers retranchements. Le PCRN de Cabral LIBII en n’a payé les frais dans son fief du Nyong et Kelle.

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Pour le journaliste Hughes Martial Ngomeni, cette situation n’est pas surprenante.”le RDPC s’appuie sur le pouvoir de l’administration. Quand les sous préfets et les gouverneurs battent campagne pour le RDPC, il va de soi. C’est la raison pour laquelle on parle de parti-état. C’est la même machine qui empêche quand elle le souhaite certains partis de participer aux élections. le RDPC veut monopoliser la scène politique. Aujourd’hui au Cameroun, que ce soit dans la société civile ou au sein de l’opposition, le même parti politique a infiltré des agents. On ne peut donc pas parler de démocratie parce que le système se bat pour occuper tous les espaces. La seule logique du RDPC c’est de se maintenir au pouvoir “. Affirme le consultant d’Afrik Inform.

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Au sujet de l’implémentation de la décentralisation, le journaliste et enseignant en communication Hughes Martial Ngomeni pense que “Les élections régionales servent à justifier le fait que Paul Biya veut résoudre la crise anglophone en appliquant les recommandations du Grand Dialogue National. En réalité si de 1996 à aujourd’hui (depuis 25 ans) la décentralisation n’a pas été effective, il faut se poser des questions. Il ne faut pas s’attendre à quoi que ce soit “.

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