Cameroun – Succession au palais d’Etoudi : Franck Biya ne veut-il pas remplacer son père ?

by Franck Bekima
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Fait rare en Afrique ! Sur le chemin de la succession à son père, les augures politiques annoncent maintenant le nom de Franck Biya comme le successeur de son père. Alors que les portes du palais présidentiel semblent lui être ouvertes, le dauphin adoubé par plusieurs officines bien connues de tous semble guère optimiste à cette idée au point d’être surnommé l’homme qui ne veut pas être président.

A 50 ans, Franck Emmanuel Olivier Biya, le fils aîné du président camerounais, ne semble pas séduit à l’idée de succéder à son père à la tête du pays. Là où les fils de présidents se servent de l’influence paternelle pour gravir les échelons dans la gestion des affaires, le premier fils de Paul Biya ne semble pas tenté par le pouvoir. Il fuit l’échiquier politique, ses combines, ses coups bas et ses jeux d’alliances. Plus encore, il n’a ni fonction ministérielle officielle, ni mandat électif et n’est membre reconnu d’aucune section du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Avec un père qui cultive un mutisme face aux rumeurs et une discrétion presque maladive. Là où les fils de chefs d’Etat aiment se poudrer de la lumière des projecteurs, Franck fuit les micros et les caméras des journalistes.

D’aucuns pensent que si le fils du président était intéressé par le pouvoir suprême, il ne serait pas en train de vivre très loin du pouvoir. Il serait à l’école du pouvoir, comme les autres fils de chefs d’Etat, qui occupent des postes clés. Les indices pour le moment n’accréditent pas l’hypothèse du dauphin destiné au fils de Biya.
Mais le jeune Franck, qui a passé une partie de sa jeunesse en Europe et aux Etats-Unis en est revenu novice en politique dont il préfère tirer les ficelles plutôt que d’en être acteur au risque de prêter le flanc aux critiques. Il laisse l’occupation de l’espace public à ses cousins, les neveux du président.

Pour jouer sur deux tableaux, Franck Biya a compensé son inexpérience politique par son penchant pour les affaires depuis l’interruption dans les années 1990 de ses études aux Etats-Unis pour se lancer au pays dans l’exploitation forestière. Hors des forêts camerounaises, Franck Biya est un promoteur économique à la tête d’Afrione Cameroun et de SFA Ingénierie même si difficile de connaître avec exactitude les différents secteurs dans lesquels Franck Biya investit ni l’étendue de son réseau.

Outre ce point sombre dans le parcours du fils du Chef de l’Etat Paul Biya, Franck a pu côtoyer les hommes et les femmes les plus puissants de la République. Au point de se constituer un puissant réseau qui lui ouvrirait sans peine les portes du Palais d’Etoudi. Toutefois s’il franchit le pas.

Il y a quelques mois, un mouvement baptisé Mouvement citoyen des Franckistes pour la paix et l’unité du Cameroun a vu le jour. Ce mouvement est composé d’hommes politiques, d’hommes d’affaires et de certains proches du pouvoir. Tous demandent au fils aîné du président Paul Biya de se présenter à la présidentielle de 2025.

Malgré le mutisme du concerné, sur sa position, le Mouvement citoyen des Franckistes pour la paix et l’unité du Cameroun, une formation politique hétéroclite dirigée depuis 2013 par Mohamed Rahim Noumeau, un chef d’entreprise, estime que Franck Biya est un successeur crédible.

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