"Zéro cas de Fistule obstétricale d'ici 2035" Manaouda Malachie

Cameroun : “Zéro cas de Fistule obstétricale d’ici 2035” Manaouda Malachie.

by Abdoulaye Raman
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A l’occasion de la commémoration de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale célébrée le 26 mai dernier, le ministre Manaouda Malachie a reçu dans la salle de réunion de son département ministériel des partenaires techniques et financiers. Ensemble, ils ont tablé sur des stratégies pouvant permettre de combattre cette pathologique qui ôte la dignité de la femme et tue plusieurs d’entre elles chaque année.

Il est déjà arrivé ne fusse qu’une seule fois à une personne d’avoir autour de soi une femme souffrant de la fistule obstétricale. Une pathologie qui le plus souvent considérée comme étant la maladie de la honte, tant ses manifestations font reculer l’entourage. En effet, la fistule obstétricale est une des lésions les plus graves et les plus dangereuses pouvant survenir lors d’un accouchement difficile prolongé. Elle se matérialise par la création d’un passage anormal entre le vagin et/ou la vessie. La conséquence immédiate de cette situation est l’incontinence sévère responsable des ulcères, des infections et parfois même de la mort.

Selon le denier rapport du ministère du ministère de la santé Camerounaise, l’on détecte chaque année 20.000 femmes, avec 2000 cas et 2 millions dans le monde qui en souffrent. Généralement, toutes les femmes victimes de cette maladie sont victimes de marginalisation, isolement et parfois de manque de considération sévère. Eu égard à ces manquements certaines se font très souvent suivre par des psychologues.

Cette maladie est le plus rencontrée en Afrique dans le Sahel et en Asie dans les pays Arabes. Les pratiques traditionnelles pas très indiquées ou hostiles à la santé, les grossesses précoces, l’accès limité aux soins de santé et le manque de activités physiques sont entre autres des facteurs liés à la FO.

Placée sous le thème : “les droits des femmes sont des droits humains. Nous devons éliminer la fistule obstétricale maintenant”, c’était une véritable aubaine pour le ministre de la santé de lancer un appel fort à tous pour la conjugaison des efforts afin de combattre cette maladie. A cet effet, les partenaires techniques comme l’organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fond de Nations Unis pour la population (UNFPA) était autour de la table ronde.

Nonobstant les multiples campagnes sur le terrain et considérant les efforts faits par le ministère de tutelle au regard de la dangerosité de la maladie, une stratégie nationale en vue d’éliminer considérablement la fistule obstétricale a été mise sur pied. Celle-ci comprend plusieurs aspects contenus dans la déclaration du ministre de la santé pendant la téléconférence : “
la réparation de 100 femmes au moins par an, la poursuite de la capacitation des professionnels de santé dans la prise en charge de la maladie, la détection et la référence des cas pour ne citer que cela”.

Un accent a été mis sur la promptitude des agents habilités pour la circonstance toujours par le numéro un de la santé dans son discours solennel. “Parce que nous pouvons agir, nous devons agir et nous allons agir pour que d’ici 2030, la fistule obstétricale soit un lointain souvenir”, a-t-il précisé.

Rappelons tout de même que dans ce combat noble, qui est l’élimination de la fistule obstétricale, le ministère de la Promotion delà Femme et de la Famille n’est pas restée à l’écart. Mme Marie Thérèse abena Ondoua, ministre en charge était également de la partie à l’invitation de son cadet du minsanté pour ensemble tabler sur des stratégies de déploiement.

Séante tenante, des promesses ont été faites par les différents partenaires financiers dans l’optique d’apporter du soulagement à ces femmes qui meurent parfois lors de l’accouchement, du fait de la lésion de l’anus ou de la vessie pour extrait l’enfant. L’objectif est donc de réparer d’ici la fin de cette année au moins 500 femme dont le coût moyen s’élève à 300 000 FCFA. Dans le même sillage, des actions seront menées pour que ces dernières puissent après cette souffrance être réinsérées dans la société.

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