Conflit séparatiste dans le Noso : le nouveau rapport de Human Right Watch qui accable à la fois les séparatistes et les autorités camerounaises.

Conflit séparatiste dans le Noso : le nouveau rapport de Human Right Watch qui accable à la fois les séparatistes et les autorités camerounaises.

by Larissa Tchinda
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L’ONG de défense des droits de l’Homme, révèle dans son rapport dédié au conflit séparatiste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, qu’entre Juin et Juillet 2021, de nouvelles exactions ont été commises dans les régions anglophones du Cameroun par les forces de sécurité gouvernementales et les séparatistes armés, ce qui ont jusqu’ici provoqué une crise humanitaire majeure au Cameroun.

Tueries, tortures, viols, pillages et enlèvements dans ces régions, documentées à travers une dizaine de témoignages des victimes et témoins, ainsi que ceux des 18 proches des victimes, des activistes de la société civile mais également des journalistes, HRW souligne dans ce rapport, l’urgente nécessité de protéger les communautés concernées et d’établir les responsabilités dans les crimes commis
Pour ce qui est des groupes armés séparatistes, Human Right Watch affirme qu’ils sont à l’origine à la fois de tueries et d’enlèvements.

Six civils ont en effet été assassinés à Jumbo dans le Nord-ouest à l’aide du déclenchement d’un Engin Explosif Improvisé, du meurtre d’un enseignant d’une cinquantaine d’années et l’assassinat d’un gamin de 12 ans à Mamfé, dans le sud-ouest.

S’agissant des enlèvements, 4 travailleurs d’une ONG ont été enlevés et détenus pendant une nuit à Gousam au nord-ouest. Cette situation aura dans le même temps empêché à d’autres organisations, de venir en aide aux populations de ces régions-là.

HRW attribue aussi aux forces de défense et de sécurité du Cameroun, des cas de tueries, tortures, viols et pillages.

ne femme de 53 ans et une autre arrêtée le 9 juin lors d’une opération menée par une centaine d’éléments du Bataillon d’intervention rapide à Mbalouf au nord-ouest, ont été abusées sexuellement.

Le Meurtre illégal d’une femme de 60 ans du village de Gom (8 juin) a lui aussi été signalé.
Le 6 juin, des combattants séparatistes armés dans la région du Sud-Ouest ont tué un garçon âgé de 12 ans, et le 1er juillet, un enseignant âgé de 51 ans. Et le 25 juin, des combattants séparatistes de la région du Nord-Ouest ont enlevé quatre travailleurs humanitaires et les ont détenus pendant la nuit.

Le 8 juin, vers 19 heures, dans le village de Gom, dans la région du Nord-Ouest, deux militaires en tenue civile, reconnus par un témoin comme étant des soldats de l’armée régulière de la base militaire de Gom, ont fait irruption au domicile du fon, harcelé les huit personnes présentes, dont un homme âgé de 72 ans qu’ils ont passé à tabac. Vers 19h30, ils ont interrogé puis tiré sur Nwang Lydia, une femme âgée de 60 ans, dans la jambe droite, après qu’elle n’a pu fournir d’informations sur un combattant séparatiste.

Depuis le début du conflit en fin 2016, le Cameroun compte environ 712 000 déplacés internes dans les régions anglophones, les régions voisines du Littoral et de l’Ouest, et la région du Centre voisine. Au moins 2,2 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, selon l’ONU.

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