Grand Sahara : Emmanuel Macron annonce la mort du chef du groupe djihadiste État islamique.

by Larissa Tchinda
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Sur Twitter, le président français Emmanuel Macron a annoncé ce matin, que les forces françaises ont « neutralisé » Adnan Abou Walid al-Sahraoui, le chef du groupe jihadiste État islamique au Grand Sahara (EIGS), à sept mois de l’élection présidentielle.

En 2017, les chefs d’États du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad ont officialisé à Bamako le lancement d’une force conjointe transfrontalière. Sa création a été actée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU (2359 du 21 juin 2017), portée par la France, et a aussi été endossée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS/UA).

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Cette Force conjointe a pour mission de mutualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé transfrontalier et le trafic d’êtres humains. Elle doit rassembler, lorsqu’elle aura atteint sa pleine capacité opérationnelle, 5 000 hommes (7 bataillons répartis sur trois fuseaux Ouest, Centre et Est). Elle intervient sur une bande de 50 km de part et d’autre des frontières communes. La Force a déjà réalisé avec succès 17 opérations conjointes. Sa première opération a eu lieu en novembre 2017 avec les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

La force conjointe Barkane et Takuba dans la zone des trois frontière pour la lutte contre les terroristes.

Jusqu’ici, les actes terroristes du groupe jihadiste État islamique n’ont pas rendu la tâche facile à la France. Aujourd’hui, capturer son leader Adnan Abou Walid al-Sahraoui, sonne comme le début d’une belle aventure.

Pour rappel, la France a annoncé il y’a peu, alors que sa présence dans le sahel était très critiquée, un redimensionnement davantage axé sur les opérations de contre-terrorisme.

« Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel », a tweeté Emmanuel Macron.

Adnan Abou Walid al-Sahraoui serait tombé le mois dernier entre la localité malienne de Ménaka et la frontière nigérienne lors d’une opération militaire ciblée. Après l’avoir repéré, les forces françaises sur le terrain ont mené une opération militaire fin août. Mais, il a fallu du temps pour procéder aux vérifications nécessaires et confirmer son identité, selon une source sécuritaire française.

Ce dernier, était présenté comme l’homme à abattre ; un ennemi public dans la zone dite des trois frontières – Mali, Burkina Faso et Niger – où son groupe sème toujours la terreur. Il est accusé entre autres, d’être derrière l’attaque meurtrière qui avait visé des soldats américains des forces spéciales à Tongo Tongo au Niger en 2017.

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