Choguel Maiga

Mali – Diplomatie : la coopération entre Bamako et Moscou choque la France

by Abdoulaye Raman
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Véritable amie des pays de l’Afrique subsaharienne depuis des décennies, la France se voit tout doucement écartée par certains pays devenus réticents. Ceux-ci ont désormais les yeux rivés vers d’autres partenaires avec qui, ils peuvent faire bonne route. C’est le cas du Mali qui collabore avec Moscou depuis le coup d’Etat qui a mis Ibrahim Boubacar Keita à la porte.

« Le Mali a le droit de demander un soutien militaire à qui il veut », lâche le premier ministre de la transition malienne, Choguel Maïga. La France et d’autres puissances étrangères ont un profond regret de savoir que le mali qui était un partenaire ouvert soit désormais tourné vers la fédération Russe pour tous leurs nouveaux besoins militaires en vue de venir à bout du terrorisme grandissant.

« On ne peut pas nous interdire d’acheter du matériel avec un pays si on a un accord parce qu’un autre pays ne veut pas », a réitéré en conférence de presse, le chef du gouvernement qui exprime son courroux relativement à l’attitude de la France. Selon Paris, tout accord entre la Russie et Mali serait voué à l’échec surtout avec sa présence militaire sur son territoire.

Alors que Paris s’inquiète sur le sort de Bamako par rapport à cette éventuelle relation bilatérale, des sources affirment que le groupe russe Wagner fournit des instructeurs chargés de former l’armée malienne et protéger les hauts responsables. C’est d’ailleurs une information confirmée par le Premier ministre malien qui n’y voit aucun inconvénient. « Nous sommes obligés aujourd’hui de nous interroger, si de la même façon dont les partenaires ont décidé de quitter certaines localités, s’ils décident demain de partir, qu’est-ce qu’on fait ? On est obligé de nous interroger s’il ne faut pas avoir des plan B. D’autant plus qu’on a vu des pays où on a lâché et les gens se sont retrouvés seuls », explique Choguel Maiga avant de d’appuyer que son pays a le droit et est libre de coopérer avec tous les pays avec lesquels il existe des accords.

Pour le chef du gouvernement, il est impossible que le Mali soit empêché d’envoyer des gens pour être formés dans un pays donné parce qu’il y’a une nation qui n’est pas d’accord. L’intervention des forces internationales étant justifiée par trois raisons qu’il a pris le soin de citer pour éclaircir les choses : premièrement détruire le terrorisme, deuxièmement aider l’Etat malien à étendre son autorité et sa souveraineté sur tout le territoire, troisièmement appliquer les résolutions des Nations unies, le pays voudrait donc que cette sollicitation pour la Russie soit fructueuse.

L’armée française a commencé à se redéployer de ses bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le nord du Mali, et des pourparlers sont en cours pour remettre ces bases aux forces maliennes ou de l’ONU.

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