Le Colonel Assimi Goïta démet de leurs fonctions le président et le premier ministre de transition.

Mali : qui de la France et la Russie aura la charge de la future Ecole Malienne de Guerre?

by Abdoulaye Raman
0 comment

Le Conseil National de transition (CNT), présidé par le colonel Assimi Goita passe dans les grands. Faisant office d’Assemblée législative durant cette période transitoire, la junte a adopté jeudi un projet de loi portant création d’une école de guerre. Ce sera dans l’optique de renforcer l’arsenal de sécurité nationale du pays, et notamment en formant les futurs officiers de l’armée malienne. Seulement, il reste à savoir qui de la Russie et la France aura cette charge ?

En effet, la nouvelle école de guerre qui sera mise sur pied dans un futur si peu probable, à en croire le CNT, « assurera une formation de haut niveau pour les officiers supérieurs des forces de défense et de sécurité ». L’armée, la police et la gendarmerie et certains cadres civils ne seront pas épargnés. L’école malienne de Guerre aura également cette particularité d’être un lieu de recherche sur les stratégies de défense et de sécurité, en collaboration avec la communauté académique.

Lire aussi : Mali : la junte militaire rendra le pouvoir au civils selon les délais prévus en avril dernier.

Pour les officiers qui y sortiront, ils auront le privilège d’occuper les postes les plus élevés d’un état-major, au sein de l’armée malienne. Ils pourront bien évidemment être sollicités pour des opérations internationales à l’instar des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Gagner en autonomie et en cohésion

Si l’idée de créer un tel programme est en gestation depuis des lustres, il faut souligner que la nouvelle équipe dirigeante en a fait son cheval de bataille et compte mettre toutes les batteries en marche afin que ça soit une évidence. Les autorités de transition en ont fait une priorité pour gagner en autonomie et en cohésion. Le moins, qu’il faille rappeler, les cadres de l’armée malienne sont formés à l’étranger, ce qui crée une dépendance sur le nombre de places, et en différents pays, ce qui conduit alors à des querelles internes.

Lire aussi : Mali : Assimi Goita, le président de transition appelle les maliens à plus de solidarité.

Pour le moment, aucune information ne filtre sur la date ni le lieu où vont démarrer les travaux n’ont encore été précisés. Toutefois, la réalisation de ce projet d’avenir est évaluée à plus de 2,5 milliards de francs CFA.

La France déjà en bonne position pour la gestion de l’École Malienne de Guerre

Pour autant qu’on puisse le rappeler, le sentiment anti-français a gagné les cœurs des citoyens maliens depuis la chute de Ibrahim Boubacar Keita o la suite du coup d’Etat. Parfois reprochée de ne pas être à la hauteur de la gestion de la crise sécuritaire dans la zone sahélienne, la France a été vomie par bien de pays de la Cédeao. À ce qu’il parait, elle aurait été sollicitée par le Comité National de Transition pour s’assurer de l’instruction des officiers dans la nouvelle école de guerre.

Pour rappel, la polémique sur l’éventuelle arrivée au Mali du groupe Wagner, auquel des missions de formation pourraient être confiées, est toujours d’actualité. Reste à savoir si l’entreprise française composée d’anciens militaires sera en fin de compte sollicitée pour assurer la formation de la future école de guerre.

Enregistrez votre adresse e-mail sur notre site internet pour recevoir automatiquement nos articles ;

#EcoleMalienneDeGuerre #Assimi #Goita

Leave a Comment