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RD CONGO : LA TERREUR DES REBELLES SUR LES ECO-GARDES.

by Abdoulaye Raman
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La rébellion s’invite dans les forêts de la République démocratique du Congo. En fin de semaine dernière, au moins 6 éco-gardes dans le parc national des Virunga ont perdu la vie dans une embuscade tendue par une milice.

L’infiltration des groupes armés est de plus en plus récurrente dans les forêts du pays. Alors que ces éléments, chargés de la protection de la biodiversité étaient en patrouille, ils ont été stoppés en chemin par un traquenard tendu par des hommes armés encore non identifiés. Des explosifs ont fait péris d’entre ces hommes qui étaient en patrouille dans le parc.

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Virunga est le plus ancien parc national du continent africain. Il est d’ailleurs reconnu comme étant un important refuge pour le gorilles des montagnes ; c’est une zone qui très étendue, qui fait 300 kilomètres du nord au sud de la RD Congo. Les rebelles ont l’habitude de perpétrer des attaques pareilles avec pour but de déstabiliser tous les domaines d’exploitation de l’Etat congolais. “Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation sécuritaire dans le parc des Virunga et ses environs. C’est un parc infesté de force négatives, de groupes armés qui cherchent à affaiblir l’État congolais. Nos gardes font partie des agents de l’État chargés de faire respecter la loi et de reconstruire l’autorité de l’État. C’est pourquoi ils sont la cible de ces attaques”, déplore Emmanuel Demerode, le directeur du parc national des Virunga. Il réitère dans la suite de son propos que cette zone est en permanence attaquée par des milices.

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Pour rappel, depuis 1925, date de création de ce parc, plus de 200 rangers ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Pourtant les forêts d’une nécessité remarquable, car elles contribuent à la protection des catastrophes, freinent le réchauffement de la terre, prodiguent de l’oxygène.

“Si nous coupions tous les arbres ici, il n’y aurait plus de vie. Donc, quand nous sommes prêts à mourir pour la nature, ce n’est pas la fin du monde. Nous nous sacrifions pour les autres, et cela, c’est beau de mourir pour quelqu’un d’autre que de mourir comme ça”, estime David Twiringire Nezehose, un des employés du parc national des Virunga. Selon le parc, l’attaque du 10 janvier est attribuée à des “Maï-Maï”, un terme générique pour désigner les groupes armés rebelles de cette région de la République démocratique du Congo.

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