RD Congo : Qu’est-ce-qui empêche Félix Tshisekedi de combattre les rebelles?

by Abdoulaye Raman
0 comment

La question semble beaucoup plus urgente depuis l’accession au pouvoir de l’actuel chef de l’État. L’activisme des rebelles prend des proportions inquiétantes dans l’Est et le Nord du pays. Félix Antoine Tshisekedi, le Chef de l’Etat entend travailler d’arrache-pied avec le gouvernement après leurs investitures par le parlement pour traquer les fouteurs de chaos.

Félix Antoine Tshisekedi, le chef de l’État a invité les députés nationaux à investir urgemment le gouvernement Sama Lukonde, dont la liste a été publiée le 12 avril dernier. Leur investiture sera dans l’optique de lui permettre de tabler sur cette situation qui devient de plus en plus critique.

A lire aussi : RDC : Sama Lukonde Kyenge, l’espoir de paix et de développement à travers la primature.

La partie orientale du pays est menacée par de bandes armées et le président estime qu’il est dans l’impossibilité au vu du contexte qui prévaut, de prendre des mesures radicales pour faire face à cette insécurité.

« Après l’investiture du gouvernement, immédiatement le travail doit commencer, là je suis bloqué pour prendre certaines décisions radicales par rapport à la situation au grand Nord et à l’Est de notre pays, et ces décisions vont être comme je l’ai dit radicales mais j’ai besoin conformément à la constitution que le gouvernement soit en place. Et si vous pensez que nous avons encore du temps à perdre par rapport à l’urgence qui guette le pays à l’Est par rapport à la survie de nos compatriotes, alors perdez ce temps mais si vous pensez que nous devons agir dès maintenant et très rapidement, alors s’il vous plaît donnez moi ce gouvernement et vous allez voir le travail que nous allons faire. Par là, je veux vous dire que la priorité des priorités c’est la guerre, des violences, des meurtres de nos compatriotes à l’Est du pays et dans le Grand Nord, nous devons tous comme un seul homme nous dresser contre ça », a réagi magistralement Félix Tshisekedi samedi 24 avril 2021 lors de la rencontre avec les députés membres de l’Union sacrée de la Nation.

C’était d’ailleurs l’occasion pour le chef de l’État de saluer l’initiative prise par le parlement, celle de mettre en exergue une commission d’enquête parlementaire en vue de faire la lumière sur la situation sécuritaire dans cette partie de la RDC.

A lire aussi : RDC – POLITIQUE : L’ACCOLADE ENTRE MARTIN FAYULU ET FELIX TSHISEKEDI TOURMENTE LES ESPRITS. AFRIK-INFORM

« C’est pour ça que je vous tire vraiment mon chapeau lorsque vous vous êtes accaparé de ce problème au niveau du parlement, de l’Assemblée nationale que vous allez très bientôt mettre en place une commission qui va accompagner mon action dans cette lutte contre cet ennemi invisible mais à la fois visible parce qu’on sait d’une certaine manière d’où vient cette hostilité. Donc mettons-nous ensemble, et nous réussirons ce pari, moi je crois qu’il est possible, ça c’est la priorité des priorités », a ajouté Félix Tshisekedi.

Si pour le moment l’heure toujours pour des pourparlers au sein du gouvernement dans l’optique d’installer un système à partir duquel les choses choses stabilisées, l’on doit tout de même dire que la situation s’enlise dans le nord et l’Est du pays. Les groupes armés locaux et étrangers ne se laissent pas d’attaquer des populations civiles. A cet effet, les provinces les plus touchées par les violences sont l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

A lire aussi : RD Congo : le pays fonctionne sans gouvernement.

Selon un rapport de la CENCO, 2000 personnes ont été tuées dans les violences armées en 2020 en Ituri, alors qu’à Beni, 6000 personnes sont mortes depuis 2013 dans différentes attaques principalement celles des combattants d’Allied democratic forces (ADF).

Enregistrez votre adresse e-mail sur notre site internet pour recevoir automatiquement nos articles.

afrik-Inform.com, l’info en un clic.

Leave a Comment