RDC : UNE ECOLE POUR MIEUX SE PREPARER A LA GUERRE

by Larissa Tchinda
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Après Yaoundé au Cameroun, une école de guerre ouvre ses portes à Kinshasa, la capitale de la RDC. Cette école, issue de la coopération militaire franco-congolaise, formera les officiers d’état-major dans divers domaines.

Le président congolais Félix Tshisekedi a lui-meme procédé le 05 Janvier dernier, à l’inauguration de la toute 1ère école de guerre en RDC.

Annoncée il y’a quelques mois, l’Ecole de Guerre de Kinshasa (EGK) suit ainsi les pas de L’Ecole Supérieure Internationale de Guerre de Yaoundé au Cameroun, fruit d’une convention signée avec la France en avril 2008, le but étant de devenir et de rester un pôle d’excellence de l’enseignement militaire supérieur du 2nd degré en Afrique.

L’EGK, dirigée par le général de Brigade, Godefroid Muland Nawej, s’engage ainsi à former dans un premier temps, les soldats des FARDC aux méthodes de guerre asymétriques utilisées par les groupes armés qui sévissent dans l’est du pays. Il sera également question de former les officiers d’état-major en particulier en matière de stratégie, de sécurité et de défense

En novembre 2019, à l’issue d’un entretien à l’Elysée, le président français, Emmanuel Macron, avait assuré à son homologue congolais, Félix Tshisekedi, que la France allait apporter son soutien militaire à Kinshasa dans la lutte contre les groupes armés actifs dans l’est du pays.

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POURQUOI UNE ECOLE DE GUERRE ET NON UNE ECOLE DE PAIX ?

La locution latine tirée du livre de stratégie militaire du romain Végèce « qui veut la paix prépare la guerre » trouve tout son sens dans cette stratégie congolaise. Depuis 2018 en effet, le pays est plongé dans une guerre sans merci qui chaque jour, lui coute la vie de ses populations et paralyse son système économique et social.

À l’issue d’un processus électoral chaotique marqué par plusieurs reports du scrutin présidentiel, Félix Tshisekedi est devenu en janvier 2019 le nouveau chef de l’Etat congolais, succédant à Joseph Kabila qui dirigeait le pays depuis 18 ans. Cependant, certaines régions du pays, notamment les Kivu et Ituri dans l’Est, restent secouées par des violences et la présence de rébellions.

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L’EGK apparait donc comme une lueur d’espoir pour le système militaire congolais, dans le but de former des agents de sécurité prêts à mettre hors d’état de nuire tous ces agents de guerre qui sème la panique et déstabilisent le pays.

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