Sénégal : Macky Sall briguera t-il un troisième mandat ?

by Abdoulaye Raman
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Le débat est très houleux durant cette période au Sénégal quant à l’éventuelle candidature du président Macky sall à la présidentielle prochaine, au vu des récents événements violents. Le député Cheick Bamba Dieye, dans un tweet ce mardi s’est prononcé sur le troisième mandat l’actuel locataire du palais de Dakar en 2024.

Celui qui dirige le pays en ce moment n’aurait donc pas droit à l’erreur. « Le 3e mandat n’est pas un droit y renoncer n’est pas une faveur » peut-on lire sur les premières lignes de son poste sur le réseau social tweeter. En réalité, il se constitue dès lors comme l’un des premiers contestataires du troisième mandat de Macky Sall qui se prépare déjà en amont. « La promesse de non-poursuite à un décideur qui a fauté avec les deniers publics et le droit est une double peine infligée aux Sénégalais. Une injustice de trop parce qu’un tel acteur ne mérite aucun sauf conduit », poursuit-il. C’est en ces termes que le député non-inscrit à l’Assemblée nationale sénégalaise.

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Si pour le moment le doute plane encore sur la volonté du chef de l’Etat quant au scrutin de 2024, il n’en demeure pas moins qu’en mars 2016, un référendum constitutionnel avait été convoqué en vue de réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans. À cet effet, après moult réflexions à ce sujet, un projet de révision constitutionnelle a été soumis lors de cette assise nationale. Ici, la constitution prévoit la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, soit de 5 ans chacun.

Il reste donc à savoir si le président Sall voudrait bien aller à l’encontre de ce contrat national ; celui de briguer un troisième mandat. Arrivé au pouvoir en 2012, il poursuit son deuxième mandat qu’il a entamé en février 2019. Depuis lors, il a une phrase fétiche recommandé à son équipe : pas de polémique autour d’un éventuel troisième mandat.

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Revenant sur les émeutes qui ont surgi à la suite de l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko et qui a entrainé la mort d’au-moins dix personnes, le souhait du bas peuple est qu’il ne se représente plus aux élections. Pour ce faire, le Mouvement de défense de la démocratie (M2D) porte à bras-le-corps cette situation. Il demande au chef de l’État de s’engager publiquement à organiser des élections locales en 2021, des législatives en 2022 et la Présidentielle en 2024 dans « des conditions libres et démocratiques ». Il lui demande également de « reconnaître publiquement l’impossibilité constitutionnelle et morale » à briguer un 3e mandat.

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Rappelons qu’il y a un mois, le député Cheick Bamba Dieye dénonçait une campagne de liquidation d’un adversaire politique derrière la procédure la plainte pour « viols répétés » et « menaces de mort » déposée contre Ousmane Sonko. Il s’agit d’un opposant qui donne des insomnies au président Macky Sall. Il représente une véritable menace pour lui, d’où la tentative de son musellement, selon ses militants et sympathisants. Cheick Bamaba Dieye a donc entrepris depuis l’arrestation de l’opposant la mise en place d’un nouveau front politique pour faire face au régime en place.

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