Tchad – Négociations avec les rebelles : Mahamat Idriss Deby Itno dit niet.

by Abdoulaye Raman
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Le Conseil Militaire de Transition avec à sa tête le fils du défunt Maréchal Idriss Deby Itno a annoncé dans la soirée de dimanche 25 avril qu’il ne cédera pas aux menaces des rebelles du FACT. Les militaires qui sont au pouvoir depuis le 20 avril dernier après la mort d’Idriss Deby refusent d’éventuelles négociations avec ces groupes armés ayant lancé des hostilités il y a deux semaines.

Azem Bermandoa Agouna, le porte-parole de la junte militaire au pouvoir s’est exprimé ce dimanche à la télévision nationale. Il a annoncé que les militaires tchadiens mettront tout en œuvre pour mater la rébellion. Par la même occasion, il a demandé au Niger, pays voisin de travailler en étroite collaboration avec le Tchad dans l’optique de “capturer” le chef rebelle du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), Mahamat Mahadi Ali.

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L’heure n’est ni à la médiation ni à la négociation avec des hors-la-loi”, a martelé le porte-parole du CMT.” Dans son propos, il s’est beaucoup plus attardé sur le fait que le leader de cette rébellion doit être arrêté aux fins d’être mis à disposition disposition de la justice des criminels de guerre. Il faut rappeler que la zone sahélienne ces dernières années est victime des guerres à la fois frontales et asymétriques face à ces bandes armées. Il est des cas où celles-ci procèdent à des enlèvements contre rançons considérables.

Or, ce samedi, le FACT était presque d’accord pour un cessez-le-feu suite à une médiation lancée la veille entre les militaires et les rebelles par les présidents du Niger nouvellement élu, Mohamed Bazoum, et de la Mauritanie qui sont par ailleurs membres de l’organisation du G5 Sahel (Tchad, Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso).

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“Nous avons répondu positivement à la médiation du Niger et de la Mauritanie (et) avons affirmé notre disponibilité à observer une trêve, un cessez-le feu”, avait affirmé samedi soir le chef du FACT, Mahamat Mahadi Ali. Une déclaration qui a conforté l’esprit non seulement des militaires mais aussi des populations qui sont actuellement sous le choc d’un écartellement moral.

En revanche, il s’est avéré selon le leader de la rébellion, que ses troupes continuaient de se faire bombarder par l’armée tchadienne alors qu’il avait des intentions de cesser les hostilités.”S’ils veulent faire la guerre, on fera la guerre. Si on nous attaque, on va répliquer”, a-t-il donc lancé dimanche soir, réagissant au refus de négocier de la junte militaire.

Patrouillant en permanence dans le souci d’instaurer la stabilité, les militaires ont stoppés le FACT lundi 26 avril dans le Kanem aux moyens “des vols de reconnaissance et de surveillance” de l’armée française. 300 rebelles auraient été tués dans les combats, selon l’armée tchadienne.

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