Tchad : une nouvelle marche contre le pouvoir en place sera organisée samedi 8 mai.

by Abdoulaye Raman
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La plateforme “Wakit Tama” organisera le samedi 8 mai une nouvelle manifestation dans le pays en vue de contester la prise du pouvoir par les militaires avec à leurs têtes le fils du maréchal Idriss Deby comme Président du Conseil Militaire de Transition. Une initiative qui intervient quelques jours après celle qui a fait beaucoup d’échos il y’a un peu plus d’une semaine.

Dans ce pays d’Afrique centrale, les marches semblent être devenues au quotidien une véritable passerelle pour se faire entendre. Le manifestations s’intensifient depuis la mort du maréchal Idriss Deby et ce avec comme motif, la prise du pouvoir par les armes. La plateforme “Wakit Tama” dirigée par Max Loalngar va mobiliser dans le pays les manifestants pour une marche pacifique en vue de réclamer le respect de la constitution. Laquelle constitution voudrait que le président de l’assemblée nationale conduise l’intérim et organise l’élection présidentielle Selon les dispositions de la loi fondamentale.

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C’est une initiative qui va se tenir alors qu’il y’a quelques jours une autre a coûté la vie à au-moins 10 personnes, côté manifestants.

Le Conseil Militaire de Transition à la suite des manifestations du 27 avril dernier à rendu public un communiqué dans lequel le porte-parole demandait aux organisateurs des marches pacifiques de tenir à ce que les potentiels manifestants soient encadrés par leurs soins pour éviter le pire. Chose qui est diamétralement opposée à ce que prévoit la loi tchadienne en matière de manifestation publique. Max Loalngar, le coordonnateur de la plateforme qui entend manifester ce samedi, est plutôt stupéfait de la réaction du CMT. Selon lui, il revient aux policiers d’encadrer ces marches pacifiques.

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Plus loin, il affirme que les manifestants sont parfois obligés « de réagir en situation de légitime défense » lorsque ceux-ci sont assaillis par les forces de maintien de l’ordre qui interviennent aux ordres du pouvoir dont la société civile conteste.

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