ÉGYPTE – CORONAVIRUS : 4 PERSONNES MISES AUX ARRETS POUR AVOIR DENONCÉ UN DANGER EN PRISON. AFRIK-INFORM

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Ce mercredi 18 mars, 4 femmes militantes des droits humains, ont été interpellées. Elles ont manifesté au Caire en faveur de la mise en liberté de certains prisonniers qu’elles estiment exposés à la contagion dans ce milieu carcéral devenu surpeuplé.

Par Yves Konan Camara

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C’était devant le siège des services du gouverneur au Caire, que ces femmes ont décidé de se faire entendre. Quelques minutes seulement après, Mona Seif, Laila Soueif, Ahdaf Soueif, et Rabba Al-Mahdi ont été arrêtées par la police du Caire.

Elles demandaient à l’état égyptien de prendre des mesures au sujet du coronavirus dans les prisons. Elles craignent que ce milieu peut très vite devenir un foyer d’infection. Selon l‘avocat Khaled Ali, ces femmes été immédiatement déférées devant le parquet, pour y être interrogées.

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Selon l‘AFP au sujet de ces arrestations, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu jusque-là. Mona Seif est la sœur d’Alaa Abdel Fattah, blogueur et activiste arrêté en septembre après de rares manifestations réclamant le départ du président Abdel Fattah al-Sissi.

Elle a pris la parole ces dernières semaines sur les réseaux sociaux pour dénoncer les conditions de détention en Égypte et la probabilité importante, selon elle, qu’ils soient infectés au coronavirus.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement la surpopulation et le manque d’hygiène dans les prisons égyptiennes. “La seule façon d’empêcher les centres de détention de devenir des lieux de propagation de la pandémie et mettant en danger la population du pays entier est de relâcher autant de prisonniers que possible” a écrit Laila Soueif dans une lettre ouverte adressée au ministre de la justice égyptienne. Plus loin, elle lui a également demandé de libérer certains prisonniers qui depuis plusieurs années, n’ont pas encore été appelés à la barre.

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