ZIMBABWE : VERS UN MUSÈLEMENT DE LA PRESSE ET UN MÉPRIS DES DROITS HUMAINS ?

by Clarisse Ruth Nkondjock
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<< Cela donne au monde une image faussée du système judiciaire sur les affaires d’atteinte aux droits de l’homme au Zimbabwe>>. Des propos dont la paternité revient au juge Ngoni Nduna s’adressant à l’avocate Béatrice Mtetwa, dans le but d’expliquer la raison pour laquelle cette dernière a été interdite de défendre un journaliste emprisonné depuis juillet dernier.

Il ne fait pas bon d’être un/une militant(e) de la liberté d’expression ou tout simplement des droits de l’homme au Zimbabwe. Mardi dernier, Béatrice Mtetwa reconnue comme une défenseure des droits de l’homme dans son pays, s’est vu interdite de représenter le journaliste Hopewell Chin’ono, qui est à l’origine de la dénonciation d’un détournement massif de plusieurs millions de dollars par des membres du gouvernement zimbabwéen. Montant initialement alloué à la lutte contre la covid19.
Il s’agit entre autres de plusieurs contrats d’une valeur de 60 millions de dollars américains. Des contrats signés entre le ministère de la santé et des prestataires fournisseurs de matériel médical.

Le journaliste d’investigation, lanceur d’alerte avait été arrêté dans la matinée du 20 juillet, à son domicile à Harare.

De l’avis de l’avocate Béatrice Mtetwa, cette interdiction de représenter le journaliste est juste le moyen de dire aux avocats défenseurs des droits de l’homme qu’ils n’ont pas le droit de représenter ce journaliste. Elle décrie aussi le fait que le droit à une défense légale ai été réduite par une cour censée le soutenir. La défenseure des droits de l’homme a par ailleurs crié à l’intimidation, et qu’elle ne manquera pas de faire appel.

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