Cameroun| « Cette lettre peut me coûter la vie » : Alain Fogué Tedom accuse le clan Biya de préparer une succession anticonstitutionnelle.

Depuis sa cellule de la prison centrale de Kondengui, il la censure et le risque pour lancer une alerte. Dans une correspondance adressée simultanément à Paul Biya, à son « clan familial et tribal », ainsi qu’aux plus hautes instances internationales, le Pr Alain Fogué Tedom dénonce ce qu’il nomme une « bamiphobie » décomplexée et met en garde contre un scénario rwandais. Au cœur de son propos : la création d’un poste de vice-président nommé, successeur constitutionnel du président élu, qu’il qualifie de coup d’État institutionnel et de bombe pour la paix civile. Une sortie à haut risque, l’auteur reconnaissant lui-même qu’elle « peut [lui] coûter la vie ».

Afrik-Inform vous propose l’intégralité de sa lettre ⬇️⬇️

Pr Alain FOGUE TEDOM le 02 septembre 2026

Prison Centrale Kondengui

– Yaoundé –

s/c Monsieur le Régisseur

TRÈS URGENT

À leurs Excellences :

Messieurs :

Paul BIYA, Président de la République,

Et au clan familial et tribal (Chantal BIYA, Emmanuel Franck BIYA, Dieudonné EVOU MEKOU, Ferdinand NGOH NGOH, Samuel MVONDO AYOLO, Oswald BABOKE, Général Joseph FOUDA, Général Emmanuel AMOUGOU, Général Raymond Jean Charles BEKO’O ABONDO, Général/CEMA René Claude MEKA, DGSN Martin MBARGA NGUELE, SED Galax Landry ETOGA, Grégoire OWONA, Jacques FAME NDONGO, Louis Paul MOTAZE, Clément ATANGANA, etc.) qui, en vos noms, manœuvrent pour vous succéder sans passer par les urnes -de gré à gré- au sommet de l’Etat ;

Président de la Commission de l’Union Africaine/Addis-Abeba ;

António GUTERRES, SG de l’ONU à New-York /USA ;

Emmanuel MACRON, Président de la République française /Paris ;

Andy BURNHAM, Premier Ministre anglais /Londres ;

Donald TRUMP, Président des États-Unis /Washington DC ;

Guy PARMELIN, Président de la Confédération Suisse/Berne ;

Benjamin NETANYAHOU, Premier Ministre Israélien /Jérusalem ;

Président de la Commission de l’Union Européenne /Bruxelles ;

Secrétaire Général de la Francophonie /Paris ;

Secrétaire Général du Commonwealth /Londres.

Objet : Kamtophobie, bamiphobie ; Création d’un poste de Vice-Président nommé pour la conservation ANTICONSTITUTIONNELLE et antidémocratique d’un pouvoir familial et tribal : S’achemine-t-on vers un nouveau génocide Bamiléké au Cameroun ?

Je suis un Otage Politique dans mon pays.

J’ai été arbitrairement arrêté, dans la nuit du 21 au 22 septembre 2020, torturé, illégalement jeté en prison et jugé devant un tribunal d’exception, le Tribunal militaire de Yaoundé, qui m’a illégalement condamné à 7 ans de prison ferme.

Comme moi, plusieurs centaines de militants et militantes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), arrêtés au faciès ou patronyme ont subi le même triste sort, simplement pour leurs opinions politiques.

À la suite de ces arrestations massives, tortures et condamnations par les tribunaux militaires, nos avocats ont, en raison de la ratification par le Cameroun, le 27 juin 1984, du Pacte relatif aux Droits Civils et Politiques, saisi le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire (GTDA) de l’ONU. Celui-ci a rendu public l’Avis N°63/2022, le 1er septembre 2022 établissant que nos arrestations étaient arbitraires ; que nous avons été torturés, que nos condamnations prononcées par des tribunaux militaires étaient illégales.

Le GTDA a, par ailleurs, recommandé notre libération immédiate, la poursuite de tous les auteurs de nos souffrances et la réparation de nos préjudices.

En raison de l’article 45 de la Constitution du Cameroun et de l’article 2 du Code Pénal camerounais, l’Avis du GTDA est opposable à l’Etat du Cameroun. Pourtant, les tribunaux camerounais ont refusé de se plier à cet Avis.

LA RWANDISATION DU CAMEROUN PAR LE CLAN FAMILIAL ET TRIBAL AU POUVOIR

Excellences,

Le Cameroun d’aujourd’hui rappelle le Rwanda d’avant avril 1994.

Faut-il attendre que survienne un deuxième génocide Bamiléké au Cameroun pour que tous ceux qui auraient pu l’éviter expriment leurs regrets ?

Pour rappel, entre 1955 et 1971, soit sous l’occupation française du pays et durant les 11 premières années d’indépendance intervenue le 1er janvier 1960, selon diverses archives, plus de 400.000 Bamilékés furent tués dans la « guerre cachée » ou la guerre dite de « pacification » de la France au Cameroun.

En 1970, la population totale du Cameroun était de 6.450.000 habitants.

En considérant que les Bamilékés représentaient 15% de la population camerounaise, soit 967.500 personnes, les 400.000 morts correspondent alors à la disparition de 37% des Bamilékés du pays à cette époque.

Sous le régime Nazi, 60% à 65% des Juifs d’Europe ont été tués, soit environ 6 millions de personnes. Ce pourcentage correspondant alors à environ 40% de la population juive totale de l’époque.

Sur la base de ces éléments, au-delà du silence imposé par la France dans toutes les instances internationales sur le sort des Bamilékés et du déni officiel imposé par la terreur sous le Président Ahmadou AHIDJO, et plus tard, dès novembre 1982, par le système du Président Paul BIYA, tous les deux héritiers du système français historique au Cameroun, on est obligé de constater qu’il y a eu un génocide Bamiléké au Cameroun.

Ce génocide des Bamiléké constitue un crime commun à la France officielle et au régime post colonial en place au Cameroun depuis l’indépendance en trompe l’œil du pays, concédée par Paris en 1960. Historiquement, ce duo a toujours travaillé objectivement à ce que l’on ne parle pas de ce crime qui est parmi les plus graves aux yeux de la communauté internationale et en droit international.

La France occupante est partie du Cameroun en léguant au jeune État en construction sa haine viscérale du Bamiléké. D’ailleurs, un des acteurs majeur de l’occupation française du pays, le LT-Colonel Jean-Marie Lamberton, ne qualifiait-il pas, le Bamiléké de « caillou bien gênant dans la chaussure du Cameroun indépendant » ?

Ainsi perçu, le Bamiléké est entré dans l’indépendance de son propre pays, officiellement présenté comme « l’ennemi intérieur », « l’envahisseur ». Il est en cela, historiquement, le mal-aimé de l’État camerounais soutenu en cela par son partenaire historique, la France.

Plusieurs décennies après la « guerre cachée de la France au Cameroun », les autorités françaises successives se sont convaincues que la perte du pouvoir au Cameroun par ses alliés locaux – Betis et Nordistes – au profit d’un Bamiléké, même à la suite d’élections démocratiques, serait quelque chose d’inacceptable à leurs yeux.

Sur cette question, Paris reste vautré dans une lecture passéiste de sa politique camerounaise comme elle le fut, malheureusement, au Rwanda jusqu’au génocide des Tutsis, en avril 1994.

Les luttes pour le retour du multipartisme du début de l’année 1990 au Cameroun se sont accompagnées d’un ostracisme quasi officiel des Bamilékés. C’est dans ce contexte que l’on a entendu de hauts responsables du RDPC, parti au pouvoir, déclarer publiquement : « Un Bamiléké ne sera jamais Président dans ce pays ».

Depuis lors, le pouvoir en place est en guerre politique assumée contre les Bamilékés qui vivent une forme d’apartheid politique dans leur propre pays. Ils doivent se contenter d’être des variables d’ajustement politique au sein du parti au pouvoir, pour les uns, étouffer leurs souffrances et humiliations afin de bénéficier des miettes du pouvoir familial et tribal, pour les autres. D’autres encore doivent accepter d’être des proxys politiques de clan qui gouverne, pour se faire tolérer dans l’espace public de leur propre pays. C’est ainsi que la couardise est devenue le mode d’expression par excellence de l’élite Bamiléké, à qui il est régulièrement et malicieusement rappelé que, « Quand on vend les œufs on ne cherche pas la bagarre ». Cette couardise de l’élite intellectuelle, politique et économique des bamilékés se mesure à leur silence, y compris parmi les grands cadres du RDPC, face à leur exclusion des postes stratégiques du pays, que ce soit dans l’armée, la sécurité, la préfectorale, les finances, la justice, le corps des diplomates, etc., où la part belle est faite à la communauté du Président Paul BIYA.

La répartition officielle des quotas dans l’administration camerounaise (décrets en 1990 et 1992), fixe à 13% le nombre de places réservées à la Région de l’Ouest dans les concours. Tout en défendant plutôt une politique basée sur la recherche de l’excellence entre les citoyens d’une même nation, nonobstant l’admission de correctifs sociaux, et non tribaux, on peut logiquement considérer que ce taux devrait être transposé dans la répartition des responsabilités importantes ou stratégiques dans le pays. Que ce soit dans les concours des grandes écoles, dans les postes à hautes responsabilités dans l’administration, la répartition des portefeuilles dans le Gouvernement, plus grave encore dans la défense, la sécurité, la justice etc., on ne retrouve pas 13% de ressortissants de la Région de l’Ouest. Il y a dans le système politique camerounais des fonctions et responsabilités auxquelles les Bamilékés savent qu’ils ne peuvent pas prétendre.

Depuis l’indépendance du pays par exemple, aucun Bamiléké n’a jamais été ministre de la Défense. En 43 ans de présidence du président Paul BIYA, il n’y a jamais eu de ministre des Finances, de chef d’état-major particulier du président de la république, de chef d’état-major des Armées, etc… Originaire de l’Ouest.

Bien plus, alors qu’on les élimine de la politique au motif qu’ils contrôleraient l’économie – ce qui est du reste inexacte – les Bamilékés sont désormais fragilisés dans certains domaines ou dans certaines régions du pays, ou d’acquérir des entreprises, même privées, en vente à l’instar de la Société Générale dans le domaine bancaire, de la SOCUCAM dans le domaine agro-industriel etc.

Lors de l’élection présidentielle d’octobre 1992, officiellement gagnée par le candidat du RDPC, mais contestée par le candidat du SDF, l’anglophone Ni John FRU NDI, les Bamilékés accusés d’avoir soutenu celui-ci, en payeront un très lourd prix politique, administratif et économique.

Avec l’arrivée de Maurice KAMTO sur la scène politique, en tant que Président National du MRC en septembre 2012, le pouvoir a rendu banale la haine du Bamiléké par les positions officielles de ses représentants et le délire décomplexé des extrémistes de ses rangs.

Maurice KAMTO est stigmatisé par le pouvoir et ses nombreux proxys parce qu’il souffrirait de la honteuse tare d’être Bamiléké. On le lui dit sous tous les jours sur tous les tons. Il lui est publiquement dit que, parce qu’il est Bamiléké et que sa communauté détiendrait le pouvoir économique, il devrait renoncer à briguer la magistrature suprême du pays.

Maurice KAMTO n’est pas un leader communautaire bamiléké tout comme le parti politique qu’il dirige depuis septembre 2012 n’est pas un parti communautaire. Maurice KAMTO n’a pas un problème avec ses compatriotes de toutes les régions du pays, et donc avec une tribu ou une ethnie quelconque parce qu’il est Bamiléké, au contraire. Mais il a un problème avec le clan familial et tribal qui tient, par la répression, le pouvoir et qui instrumentalise ses origines ethniques pour le stigmatiser dans un but politique.

Par ailleurs, en dehors du parti au pouvoir, le RDPC, parti-État qui parasite l’administration à travers le pays et s’appuie sur l’ensemble des moyens de l’Etat, le MRC est, malgré les efforts et les moyens illégaux déployés par le pouvoir en place pour entraver son déploiement dans certaines régions du pays qu’il considère à partir de considérations villageoises comme ses fiefs « naturels », ses « socles granitiques », et sa jeunesse, le seul parti parmi les centaines artificiellement créés par le pouvoir, à revendiquer un encrage national et international. C’est ce qui fait de Maurice KAMTO et le MRC des ennemis du clan tribal au pouvoir. Ce clan qui, malgré le retour du pluralisme politique dans le pays en décembre 1990 ne s’est jamais émancipé des pratiques de parti unique. Il est conforté dans cette grave dérive par la couardise des magistrats et la soumission totale de la justice à l’exécutif.

Sans que rien d’objectif ne le justifie, ni la composition sociologique de l’équipe dirigeante du MRC depuis sa création, ni la posture ou la trajectoire personnelle de Maurice KAMTO, lui et le MRC sont donc, pour des raisons de conservation du pouvoir, et du fait de la nature génétiquement tribale du pouvoir en place, présentés par les idéologues du RDPC et leurs alliés comme un leader et un parti communautaire Bamiléké.

Cette présentation est largement démentie dans les faits, tant par la popularité nationale de Maurice KAMTO que par l’intérêt porté par les Camerounais de tous les horizons et de la diaspora à la vision nationale et moderne du MRC.

Aussi, l’élection présidentielle de 2018 à laquelle Maurice KAMTO était le candidat du MRC, a-t-elle marqué l’apogée de la haine publique et décomplexée du Bamiléké orchestrée par le pouvoir. Toute la campagne électorale durant, le RDPC et ses relais politiques, médiatiques, cybernétiques, intellectuels, associatifs, etc. ont déversé, impunément, leur haine du Bamiléké. Cette haine est devenue tellement officielle que nombreux sont les responsables publics, les personnes qui ont bénéficié des positions administratives ou des faveurs financières de l’État, simplement pour avoir publiquement attaqué et dénigré MAURICE KAMTO et les Bamilékés. Des médias spécialement dédiés à cette propagande haineuse ont depuis lors fleuri dans le pays. En quelque sorte, ces medias du type de « RadioTélévision Mille Collines » au Rwanda, avant le génocide des Tutsis de 1994, préparent les esprits pour le pire.

C’est pour prendre le contre-pied de cette propagande haineuse injustement déversée sur lui que, partout où il est passé dans les différentes régions du pays pour sa campagne, Maurice KAMTO entamait systématiquement son propos par un appel à l’unité nationale. Pour cela, après avoir rappelé devant la foule que nul n’a choisi de naître où il est né, il ajoutait : « Vous qui êtes d’ici, avez-vous choisi de naître (Ewondo, Bassa, Nanga, Peuls, etc. selon la région et l’auditoire) ? S’il fallait passer un concours pour être de la même ethnie ou tribu que le gens d’ici, j’aurais passé ce concours avec vous pour être, comme vous, (Ewondo, Bassa, Nanga, Peuls, Bulu, etc. selon la localité et l’auditoire) ».

Malgré cette posture pédagogique en faveur de l’unité nationale, le pouvoir a quand même réussi à la retourner contre lui. On se souvient de la terrible insinuation du ministre Grégoire OWONA sur le fameux « concours Bulu », devant le Conseil Constitutionnel. Cette insinuation faisait volontairement dire à Maurice KAMTO exactement le contraire de l’appel à l’unité nationale, au-delà des différences éthiques et tribaux fruits du hasard, qui avait constitué la colonne vertébrale de sa campagne présidentielle. Pourtant, ce détournement des propos de Maurice KAMTO à des fins tribalistes par le Ministre Grégoire OWONA n’a pas donné lieu même à un simple rappel à l’ordre du président du Conseil Constitutionnel, Clément ATANGANA, membre du clan tribal au pouvoir.

La crise postélectorale, née de l’élection présidentielle d’octobre 2018, a débouché sur des ratonades et une répression politique sauvage des Bamiléké par un appareil répressif (militaire, sécuritaire et judiciaire) quasiment tenu par des membres de la communauté du président Paul BIYA. Des milliers de militants et militantes du MRC, soigneusement triés en raison de leur appartenance à la communauté Bamiléké, et donc au patronyme, voire au faciès sont sauvagement torturés et insultés par des éléments de l’armée et des forces de sécurité puis jugés et condamnés illégalement par des magistrats. Certains des éléments des forces de défense, des forces de sécurité, et des magistrats impliqués dans cette répression des Bamilékés agissent, sans complexe, comme des miliciens du clan au pouvoir.

À l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la stigmatisation des Bamilékés a décuplé dans la parole publique au Cameroun sans que cela ne préoccupe jamais ni la justice ni les institutions prétendument en charge de la lutte contre la haine ou celles en charge des droits de l’homme dans le pays. Il faut rappeler que dès 2023 déjà, au cours d’un débat, le 03 septembre 2023, sur la chaîne Equinoxe TV, le RDPC appelait, publiquement, à un coup d’État militaire si jamais au soir du scrutin présidentiel, les électeurs portaient leur choix sur Maurice KAMTO. Une plainte avait été déposée à l’époque par le MRC devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi /Yaoundé, près de trois ans après l’affaire n’a même jamais été enrôlée. Tous les responsables de cette juridiction, le procureur et le président, sont membres du clan tribal qui confisque le pouvoir depuis près de 44 ans.

Il faut dire qu’il existe une entente secrète au sommet de l’État pour l’exclusion de Maurice KAMTO et du MRC non seulement de la vie politique mais aussi de la justice, que ce soit devant les tribunaux judiciaires ou devant le Conseil Constitutionnel.

LE POSTE DE VICE-PRÉSIDENT NOMME, SUCCESSEUR DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ÉLU : UNE BOMBE POUR LA PAIX

C’est dans cette ambiance de haine d’État contre la personne de Maurice KAMTO, que ce dernier est menacé, y compris dans sa résidence privé sous le regard des caméras par des miliciens, dont l’un était apparu menaçant et armé sur les réseaux sociaux, soutenus par le pouvoir ;

C’est dans ce contexte délétère que les stratèges du régime décident arbitrairement d’exclure Maurice KAMTO de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

Ce complot d’Etat a tout d’abord pris la forme insidieuse d’un débat public sur une interprétation, volontairement erronée, de l’article 15 (3) de la Constitution qui dispose que « Tout mandat impératif est nul ».

Puis, suite à un rocambolesque acte flagrant de cybercriminalité posé nuitamment sur le site officiel du Ministère de l’Administration Territoriale, en coaction avec l’organe électoral, ELECAM, le Conseil Constitutionnel rejetait, le 05 août 2025, arbitrairement et illégalement la candidature de Maurice KAMTO, portée par le MANIDEM, parti politique dirigé par le président Georges Anicet EKANE. Ce crime, pourtant flagrant, dont les auteurs et le bénéficiaire final sont connus, n’a jamais donné lui à la moindre action judiciaire.

Dans la perspective des élections municipales et législatives de février 2027, le même Ministre de l’Administration Territoriale, Paul ATANGA NJI, a, une fois de plus, le 19 août 2026, en totale violation des lois, pris sur lui de s’ingérer dans la gestion du MRC. Le but de la manœuvre étant, une fois de plus de harceler Maurice KAMTO et le MRC, mais, ultimement d’exclure ce parti des élections à venir.

Ce Ministre est pourtant saisi, depuis 2025, de l’illégalité des instances dirigeantes du RDPC depuis septembre 2011. Mais il n’a jamais pris le moindre acte pour interdire la participation du RDPC, dont il est membre, à aucun élection.

Au demeurant, Le Tribunal de grande instance du Mfoundi saisi des mêmes faits n’a jamais rien entrepris afin de ne pas empêcher le RDPC de participer aux élections.

Il y a donc là une politique de deux poids deux mesures assumée par le gouvernement.

Bien avant cette action arbitraire du Ministre de l’Administration Territoriale, en avril 2026, afin de préparer la réalisation de leur projet antirépublicain de succession de gré à gré au sommet de l’Etat, c’est-à-dire un passage de témoin à la tête du pays entre les membres du clan tribal au pouvoir, sans passer par des élections, en violation de l’article 64 de la Loi N°96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la Constitution du 2 juin 1972 qui dispose clairement, qu’ « aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à la forme républicaine, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Etat et aux principes démocratiques qui régissent la République », il a été créé un poste de Vice-Président nommé, successeur constitutionnel du président de la république pourtant élu.

À vrai dire, par cette violation de l’article 64 de la Constitution, c’est la nature du pouvoir qui change au Cameroun. On passe, en effet, de la République à la royauté.

Avec ce poste de Vice-Président nommé mais successeur constitutionnel du président de la république élu, le mode de désignation du chef de l’État et la source du pouvoir changent dans le pays.

Outre la violation flagrante de l’article 64 de la Constitution, la création de ce poste de Vice-Président viole également les principes et objectifs de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine ainsi que les objectifs de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG).

Mais saisi, depuis fin avril 2026, par le MRC pour condamner l’État du Cameroun et son Gouvernement pour cette violation aussi bien de ses principes que de ses objectifs, l’Union Africaine est, jusqu’à date, restée curieusement silencieuse. Ce qui envoie le terrible message selon lequel, au Cameroun, l’organisation renonce à défendre ses propres valeurs et par ricochet, valide le coup d’État institutionnel que constitue la création de ce poste de Vice-Président nommé et successeur constitutionnel du président élu de la république.

De ce qui précède, la persécution permanente de Maurice KAMTO, que certains désignent par la KAMTOPHOBIE d’Etat, qui, en réalité, est l’expression d’une BAMIPHOBIE, aujourd’hui décomplexée, est concomitante à la volonté résolue et arrogamment assumée par l’entourage familial tribal du président Paul BIYA de régénérer leur système au pouvoir sans passer par la volonté du peuple camerounais souverain, exprimé librement et démocratiquement dans les urnes.

À ce sujet, après le rejet de la candidature de Maurice KAMTO à l’élection présidentielle d’octobre 2025, Achille MBEMBE résumait le sentiment général de nombreux camerounais en ces termes, « Il faut s’attaquer à la question du tribalisme et en finir avec la fixation contre les Bamilékés et c’est ça qui explique l’éviction du Pr KAMTO ».

Une éviction arbitraire et illégale que la fameuse Convention ELECAM-ONU du 9 mai 2025, censée garantir la transparence et la confiance dans le processus électoral camerounais, n’a pas ni évité ni sanctionné. Ce qui, au demeurant, interroge sur la sincérité de la communauté internationale envers le peuple camerounais, en lutte pour son affranchissement politique face à un pouvoir autocratique vieux de 43 ans.

Conscient depuis l’élection présidentielle de 2018 que le président Paul BIYA, en raison de son très grand âge et de sa santé d’un homme du cinquième âge, ne contrôle plus rien par lui-même, le petit clan familial et tribal qui l’entoure a décidé que la succession de ce dernier se réglera uniquement parmi ses membres, c’est-à-dire, hors de la portée du peuple camerounais. Aussi, ce clan fait-il feu de tout bois pour conserver le pouvoir, pour contrôler la succession devenue inéluctable du président de la République, Paul BIYA.

La maltraitance de Maurice KAMTO, l’ostracisation des Bamiléké, les brimades permanentes du MRC et de ses militants et sympathisants dans une indifférence organisée de la justice ; la création, en totale violation de l’article 64 de la Constitution, d’un poste de Vice-Président, est, en fait, à inscrire dans ce processus de conservation anticonstitutionnelle du pouvoir par ce clan tribal. Un processus particulièrement dangereux pour la paix au Cameroun.

Le pays est déjà ravagé, depuis novembre 2017, par une guerre civile meurtrière dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, les deux régions anglophones du pays, que le Gouvernement aurait pu éviter, si certains hauts responsables du pays n’y trouvaient pas des intérêts personnels et égoïstes.

Cette guerre civile qui a déjà fait des milliers de morts civils et militaires, des millions de déplacés internes et externes, et a conduit l’Etat à déclarer les deux régions anglophones en guerre, fiscalement sinistrées. À la base de la révolte armée d’une partie de la jeunesse anglophone se trouve la marginalisation politique des Anglophones du Cameroun depuis la violation par Yaoundé des accords politiques qui ont conduit à la réunification des parties francophone et anglophone du pays en 1961. C’est donc sur le terreau des frustrations politiques des Anglophones, mais également du déficit démocratique dans le pays, qu’est née la guerre civile qui ravage actuellement dans les régions anglophones. Cette guerre a dressé les populations anglophones contre le pouvoir en place.

Le Cameroun est, par ailleurs, affaibli par la guerre interminable, en cours dans l’extrême-nord depuis mai 2014, entre l’armée et les combattants armés de la secte islamiste Boko Haram.

Il est également affaibli par le fort sentiment d’exclusion sociale, et depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la sanglante répression de la crise postélectorale née de la contestation de la victoire officielle de Paul BIYA par ISSA TCHIROMA BAKARY, qui a fait des dizaines de manifestants non armés assassinés par les forces de défense et de sécurité, des centaines de personnes arrêtées au faciès parmi la jeunesse du Septentrion, politique.

Un sentiment d’exclusion politique des populations du Septentrion qui a remis en surface l’épisode très douloureux du massacre, en avril 1984, des élites militaires et civiles du Grand Nord par le même clan tribal encore au pouvoir aujourd’hui.

Le pouvoir étant conscient que sa pratique traditionnelle d’achat d’opposants n’a fonctionné ni avec Maurice KAMTO ni avec le MRC, comme organisation, le Président National du MRC est alors, plus que jamais présenté par lui comme « l’ennemi intérieur », l’homme qui empêche la cohésion et l’unité nationales…

Sa communauté est en conséquence indexée et stigmatisée avec une violence rare. Ceci en toute impunité.

Dans ce contexte, il suffit de rappeler que le 4 février 2019, sur les antennes de la télévision publique, la CRTV, le Ministre Délégué à la justice, Jean de Dieu MOMO, lui-même Bamiléké, a osé déclarer, en forme d’allégeance publique au pouvoir tribal en place que, « En Allemagne, il y avait un peuple qui était très riche, qui avait tous les leviers économiques (…) Ils (les Juifs) étaient d’une arrogance telle que le peuple allemand se sentait un peu frustré, puis un jour est venu au pouvoir un certain Hitler qui a mis ces populations dans les chambres à gaz (…), il faut que les gens instruits comme M. KAMTO puissent savoir où ils emmènent leur peuple ».

Par sa honteuse sortie, de façon claire, le Ministre Jean de Dieu MOMO voulait non seulement justifier l’holocauste des Juifs, la Shoah, mais également prédire aux Bamilékés le terrible sort qui les attendrait s’ils s’entêtaient à suivre MAURICE KAMTO dans son envie de conquérir le pouvoir politique dans son pays, le Cameroun.

Plus de sept années après cette déclaration scandaleuse et terroriste, ce membre du Gouvernement est toujours en fonction. Le Président Paul BIYA n’y a pas trouvé à redire.

On devrait penser que le Ministre bénéficie du satisfecit du Président qui l’a nommé et qui peut mettre fin à ses fonctions. Mieux, ce Ministre est très en vue dans le système au pouvoir..

Ceci fait légitimement craindre le pire pour les Bamilékés, en plus de la nation camerounaise.

Tous les ingrédients du nouveau génocide des Bamilékés sont désormais réunis.

Excellences,

Comme vous pouvez le constater, la communauté bamiléké du Cameroun est dangereusement menacée par la succession de gré à gré en cours de réalisation par le cercle familial et tribal qui gère le pays au sommet de l’État. La volonté rageuse de ce petit cercle d’éliminer Maurice KAMTO de la course pour le pouvoir par tous les moyens l’a aveuglé. Lui qui redoute, plus que tout, le respect de la Constitution du 18 janvier 1996, qui confère au Président de l’Assemblée Nationale, après consultation du Bureau de l’Assemblée et le vote de 2/3 des députés, la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel aux fins de constater la vacance du pouvoir à la Présidence de la République, et au Président du Sénat la gestion de l’intérim du Président de la République en cas de vacance, puis d’organiser, dans un délai compris entre 20 et 120 jours, la nouvelle élection présidentielle, synonyme d’une élection présidentielle libre et démocratique. Dans l’environnement très tribalisé du pouvoir sous le Président Paul BIYA, l’ambition politique légitime du citoyen Maurice KAMTO, met en péril sa communauté, les Bamilékés.

En application du Pacte relatif aux Droits Civils et Politiques, et notamment ses articles 3, 25 et 26, ratifié par l’Etat du Cameroun, nul n’a le droit de priver Maurice KAMTO de sa volonté de briguer le poste de Président de la République du Cameroun. Et de surcroît pas en raison de son appartenance tribale ou politique.

LE RESPECT DE LA CONSTITUTION DU 18 JANVIER 1996 COMBINÉ À LA RÉFORME CONSENSUELLE DU SYSTÈME ÉLECTORAL COMME VOIE DE SORTIE DE L’IMPASSE TRIBAL, SOLUTION POUR ÉVITER UN AUTRE GÉNOCIDE DES BAMILÉKÉ ET PRÉSERVER LA PAIX

Dans ce contexte politique aussi crisogène, seule la défense du strict respect des dispositions de la Constitution du 18 janvier 1996 sur la succession du Président de la République en cas de vacance du pouvoir, c’est-à-dire le blocage en amont de la nomination du Vice-Président nommé, successeur constitutionnel du président élu de la République, peut éviter au Cameroun le pire. Et, par conséquent, aux Bamiléké, désormais ouvertement la cible du clan au pouvoir, de subir un second génocide dans leur propre pays.

Aussi, à défaut d’un sursaut patriotique du clan familial et tribal de Paul BIYA, l’Union Africaine, l’ONU, les démocraties occidentales, et notamment la France, traditionnel et historique allié du pouvoir en place, la Grande Bretagne, en raison de ses liens historiques avec le Cameroun, les États-Unis, principale puissance démocratique mondiale, le Commonwealth, la Francophonie, l’Union Européenne doivent-ils œuvrer, en urgence et de concert, afin de stopper la machine infernale actuellement déjà déclenchée au Cameroun avec la création du poste de Vice-Président nommé dont le seul objectif est la conservation du pouvoir par des moyens inconstitutionnels.

L’entourage familial et tribal du Président Paul BIYA qui tient tant à rester, par des moyens anticonstitutionnels, au pouvoir, après lui, le sait très âgé, 94 ans bientôt dont près de 44 passés sans discontinuer comme Président de la République, fatigué et malade. Pour des intérêts purement égoïstes et villageois, le clan veut se servir de la délégation de signature pour s’accaparer du pouvoir en s’appuyant sur la police politique et une armée dont le commandement est outrageusement tribal.

Il doit être clair que l’objet de cette correspondance n’est pas d’appeler ni l’Union Africaine, ni l’ONU, ni la France, ni les autres démocraties occidentales à donner le pouvoir à Maurice KAMTO ou au MRC. Elle ambitionne simplement d’appeler le clan familial et tribal de Paul BIYA à réaliser que sa volonté maladive de conservation du pouvoir sans la claire volonté du peuple, librement exprimée dans les canons démocratiques, est dangereuse pour la paix, la cohésion nationale et l’unité du pays.

Elle veut directement appeler, dans un élan patriotique, les compatriotes membres de ce clan familial et tribal, à abandonner immédiatement et sans condition leur projet anticonstitutionnel, antidémocratique et antirépublicain.

Ces compatriotes doivent renoncer à leur dangereux projet afin de laisser s’appliquer la Constitution du 18 janvier 1996, les engagements internationaux de l’État camerounais en matière de Droits Civils et Politiques, la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG) ainsi que de tous les autres instruments internationaux relatifs au respect de l’état de droit et de la démocratie.

D’ores et déjà, la communauté internationale doit s’impliquer dans la grave crise politique qui secoue le Cameroun.

Simplement pour jouer les facilitateurs d’une sortie démocratique de la crise.

Cette action pourrait être conduite autour de trois points :

l’abrogation de disposition constitutionnelle incongrue qui laisse la possibilité de nommer un Vice-Président successeur constitutionnel du président de la république, qui lui est issu de l’élection ; le retour à la Constitution du 18 janvier 1996 qui confie la gestion de l’intérim, en cas de vacance du pouvoir, au Président du Sénat pour un délai compris entre 20 et 120 jours ;

la réforme constitutionnelle du système électoral avant toute nouvelle élection présidentielle. En considérant tous les travaux déjà réalisés sur la réforme du Code Électoral, de l’organe électoral, ELECAM, du Conseil Constitutionnel, l’obstacle à la réforme constitutionnelle de l’ensemble du système électoral est simplement le manque de volonté politique. Autrement dit, en quelques jours seulement, un accord pourrait être rapidement trouvé entre toutes les parties prenantes.

Si l’entourage familial et tribal du Président Paul BIYA venait à s’entêter, et que les acteurs internationaux venaient à faillir dans cette mission cruciale de prévention et de médiation, alors, comme le Rwanda en 1994, le Cameroun risque de vivre un nouveau génocide des Bamilékés.

Comme au Rwanda avant le génocide des Tutsis d’avril 1994, le clan tribal au pouvoir depuis 44 ans contrôle entièrement l’armée, les forces de sécurité, la justice, les finances, la diplomatie. Il a un ennemi qu’il s’est fabriqué et qu’il affiche publiquement, Maurice KAMTO. Et, par ricochet, les Bamilékés que sa propagande accable au quotidien. Il suffit de monitorer les médias camerounais ou la toile pour réaliser combien le clan qui gouverne a dressé les Camerounais contre les Bamilékés responsables, comme les Juifs en Allemagne sous le régime Nazi, de tous les maux.

Tous les ingrédients du génocide sont donc déjà là. Nul ne pourra donc prétendre n’avoir été alerté du sort du peuple Bamiléké. Il n’y a point d’alarmisme dans cette correspondance, dictée par une observation participante. Le Cameroun est, après bientôt 44 ans de gestion de gestion autoritaire du Paul BIYA, une ruine morale, sociale, économique, industrielle etc. C’est même désormais un pays sans espoir pour la jeunesse, en plus d’être un pays où la seule certitude est aujourd’hui l’incertitude.

Tout le pays est suspendu au seul souffle d’un Président de la République fatigué par le grand âge. Un Président de République si fatigué qu’il regarde, de son vivant et totalement impuissant, son entourage familial et tribal se livrer une terrible guerre de succession. En effet, entre les clans « Nanga », « Dimako » et « Bulu » la guerre de succession est déjà totale. Celle-ci a paralysé l’Etat.

Le barbare assassinat du journaliste Martinez ZOGO pour lequel le patron des services de renseignements, la Direction Générale des Renseignements Extérieurs (DGRE) Léopold Maxime EKO EKO, et à ses hommes sont suspecté et aujourd’hui inculpés dans un procès où circulent les noms de personnalités de premier plan de l’Etat, renseigne à suffire sur les conséquences des luttes entre les membres du clan familial et tribal au pouvoir pour la succession sur le délitement de l’Etat.

Face à ce déchaînement de violence d’Etat et aux graves frustrations politiques des Anglophones (20%), des Nordistes (30%) et des Bamiléké (25%), soit en gros 75% de la population du pays, si les pays amis du peuple camerounais et la communauté internationale n’y prennent garde, la succession non démocratique du Président Paul BIYA à la tête de l’Etat va mener le Cameroun à la déflagration.

La nation camerounaise toute entière est menacée d’effondrement sous le poids de l’entêtement d’un petit clan, qui considère le Cameroun comme un butin de guerre qu’il ne peut perdre qu’à l’issue d’une confrontation armée.

La Suisse est ici interpellée sur le drame programmé du peuple camerounais et notamment des Bamiléké car, depuis qu’il est au pouvoir, le Président Paul BIYA a fait de l’hôtel Intercontinental de Genève, où il descend régulièrement en compagnie de ses plus proches collaborateurs, le second palais officiel du Président de la République du Cameroun.

Le Gouvernement israélien est quant à lui interpellé car, le principal conseiller du président Paul BIYA en matière de défense et de sécurité, c’est ERAN MOAS, un ressortissant israélien.

Lui et sa légion israélienne sont au cœur de la terreur d’État que le pouvoir exerce sur l’opposition et le peuple afin de le soumettre, et par conséquent de se maintenir au pouvoir par la force. Le rôle d’ERAN MOAS et de sa légion israélienne risque d’être critique dans le génocide redouté des Bamilékés.

Comme les autres membres de la communauté internationale, la Suisse et Israël doivent travailler, dès à présent, afin de ne pas être comptables demain d’un génocide pourtant annoncé.

En considérant que l’assassinat sauvage du journaliste Martinez ZOGO le 17 janvier 2023 est un crime d’Etat, que lors d’une des audiences de son assassinat l’ancien patron du renseignement extérieur, Léopold Maxime EKO EKO, détenu à la prison centrale de Yaoundé, a déclaré devant le tribunal militaire que sa vie est menacée ; Que l’on a appris le 12 juin 2026 que le pays a déjoué une tentative de coup d’Etat institutionnel relatif à la nomination du Vice-Président, successeur constitutionnel du président élu de la république ; Que lors de la répression de la contestation populaire de la victoire officielle de Paul BIYA à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, on a vu des éléments des forces de défense et de sécurité, agissant comme des miliciens, abattre à bout portant des dizaines de manifestants aux mains nues, cette correspondance peut me coûter la vie. Mais, je suis prêt à payer le prix le plus élevé pour cette alerte citoyenne et républicaine.

Pour le Cameroun, je suis prêt, comme Dr. OSSENDE AFANA, Ruben UM NYOBE, à être assassiné pour la LIBÉRATION du Peuple Camerounais.

Recevez, Messieurs, les Excellences, l’assurance de ma très Haute considération./-

Pr Alain FOGUE TEDOM,

Otage Politique,

Ancien Trésorier National du MRC

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