Cameroun | Yaoundé – Dans une analyse politique, Yahya Bello, ancien militant du PCRN aujourd’hui membre de l’UNDP, souligne qu’aucun parti politique ne peut prétendre rester éternellement à l’opposition ou au pouvoir.
Constance et cohérence : une précision nécessaire
Selon Yahya Bello, la constance et la cohérence d’un parti ne signifient pas s’opposer systématiquement à toutes les forces politiques ou éviter de critiquer le parti au pouvoir.
« Sauf si votre ‘constance’ se limite à combattre systématiquement toute alternative crédible. Dans ce cas, vous êtes certes constants et cohérents, mais cela ne reflète pas la maturité politique », précise-t-il.
Le cycle naturel des partis politiques
Un parti politique peut alterner entre pouvoir et opposition selon ses résultats électoraux ou les alliances qu’il conclut avec d’autres partis. Cette flexibilité est normale et nécessaire pour répondre aux aspirations des populations.
Yahya Bello rappelle que les partis historiques, comme ceux existant depuis 1990, ont souvent noué des alliances avec le parti dominant ou d’autres formations politiques. Il cite en exemple le PAL de Célestin Bibzigui et le RDPC.
Importance des alliances pour les jeunes partis
Pour un parti créé en 2003 et ayant participé pour la première fois aux élections en 2020, les militants peuvent manquer de maturité politique pour saisir l’importance des alliances. Ces alliances sont pourtant cruciales pour servir efficacement les populations et atteindre des objectifs communs.
Yahya Bello conclut en insistant sur la nécessité de comprendre la politique comme un processus d’adaptation et de coopération, plutôt que comme une opposition systématique ou un pouvoir absolu.
Afrik Inform

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