EN DIRECT

ActualitésPolitique

Cameroun : 9 migrants africains expulsés des États-Unis détenus à Yaoundé depuis plus d’un mois

Neuf migrants africains, originaires de plusieurs pays du continent, ont été expulsés des États-Unis et transférés de force vers le Cameroun. Selon une enquête du The New York Times, ils sont détenus à Yaoundé depuis plus d’un mois dans un centre relevant de l’État camerounais.

Cette situation intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire sous l’administration de Donald Trump, marquée par une intensification des expulsions, y compris vers des pays qui ne sont pas ceux d’origine des migrants.

Une expulsion forcée vers le Cameroun

Le 14 janvier dernier, les neuf migrants ont été escortés par des agents du Département américain de la Sécurité intérieure vers Yaoundé. Depuis leur arrivée, ils sont maintenus dans un centre de détention étatique.

D’après les informations rapportées, les autorités camerounaises leur auraient indiqué qu’ils ne pouvaient quitter les lieux qu’à condition d’accepter un retour vers leurs pays d’origine, qu’ils avaient pourtant fui à cause de conflits armés, de persécutions politiques ou de menaces graves.

Une stratégie migratoire controversée

Le journal américain souligne que l’administration Trump a de plus en plus recours à des expulsions vers des pays tiers. Cette pratique vise principalement à :

  • Décourager l’immigration clandestine,
  • Accélérer les procédures d’expulsion,
  • Contourner les difficultés diplomatiques,
  • Éviter les obstacles liés à l’obtention de documents de voyage.

Cette stratégie concerne surtout les migrants dont le renvoi direct vers leur pays d’origine est complexe ou impossible.

Un financement américain et le rôle de l’OIM

Pour mettre en œuvre cette politique, les États-Unis financeraient à hauteur de plusieurs millions de dollars les pays acceptant d’accueillir temporairement ces migrants.

Lire aussi:  Cameroun | Sam Mbaka rallie Issa Tchiroma : « Le peuple a décidé, et nul ne peut aller à son encontre »

De son côté, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) affirme avoir proposé aux neuf expulsés de déposer une demande d’asile auprès des autorités camerounaises, afin de régulariser leur situation.

Cependant, leur avenir demeure incertain, et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte aux principes fondamentaux de protection des réfugiés.

Une affaire qui interpelle l’opinion publique

Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des États dans la gestion des flux migratoires et sur le respect des conventions internationales relatives aux droits des réfugiés.

Au Cameroun comme à l’international, de nombreuses voix s’élèvent pour demander plus de transparence, de justice et d’humanité dans le traitement des migrants expulsés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Articles similaires