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Cameroun | 23ème congrès de l’AAEA : Une tribune pour présenter les actions concrètes de Paul Biya pour l’eau

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23 ieme congrès de l'AAEA
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En marge de l’ouverture du 23ème Congrès international de l’AAEA, Blaise Moussa, Directeur Général de la CAMWATER, a levé le voile sur l’arsenal déployé par le président camerounais Paul Biya pour transformer le secteur de l’eau au Cameroun. PAEPYS, méga-projet de Douala, un million de branchements sur cinq ans, signature imminente d’un financement de 500 milliards de FCFA : devant 3 000 experts réunis au Palais des Congrès, le Cameroun a affiché ses ambitions. Et prouvé que l’eau n’était plus une simple promesse électorale, mais un investissement stratégique assumé par le Chef de l’État. Les chiffres donnent le vertige. Les délais rassurent. Les infrastructures impressionnent. Récit d’une puissance hydraulique en construction.

Dans l’hémicycle du Palais des Congrès, Blaise Moussa n’a pas fait dans la demi-mesure. Prenant la parole devant une assemblée continentale venue mesurer les avancées africaines dans le secteur de l’eau, le patron de la CAMWATER a choisi de frapper fort, chiffres à l’appui. « Le Cameroun a construit l’une des plus grandes infrastructures en eau potable du continent africain », a-t-il déclaré, évoquant le PAEPYS, ce complexe hydraulique qui produit actuellement 300 000 mètres cubes d’eau par jour pour alimenter Yaoundé et ses environs.

Mais le PAEPYS, aussi impressionnant soit-il, ne constitue que la première pierre d’un édifice bien plus vaste. Car le président Paul Biya a déjà acté la construction d’une infrastructure jumelle à Douala, capitale économique du pays. Baptisé « méga-projet de Douala », cet ouvrage d’envergure est conçu pour produire 400 000 mètres cubes d’eau par jour, soit un tiers de plus que le PAEPYS. Une capacité qui place le Cameroun dans le club très fermé des pays africains dotés d’infrastructures hydrauliques de classe mondiale.

Entre ces deux géants, un troisième projet vient compléter le dispositif : l’usine de Japoma, actuellement financée à 70% et qui devrait voir le jour d’ici juillet 2026. Avec une capacité de production de 70 000 mètres cubes d’eau par jour, cette installation intermédiaire permettra de sécuriser l’approvisionnement de Douala en attendant la mise en service du méga-projet. « D’ici juillet 2026, Japoma entrera en production », a précisé Blaise Moussa, donnant ainsi une échéance précise à un engagement présidentiel.

Ces infrastructures ne relèvent pas du simple affichage politique. Elles traduisent une vision stratégique assumée par Paul Biya : faire de l’eau un levier de développement économique et social, capable d’attirer les investissements, de soutenir l’industrialisation et de garantir la santé publique. Dans un continent où la pénurie d’eau constitue souvent un frein à la croissance, le Cameroun fait ainsi le pari de l’abondance contrôlée, de la gestion anticipée et de la souveraineté hydraulique.

Un million de branchements en cinq ans : l’eau au dernier kilomètre

Produire l’eau ne suffit pas. Encore faut-il la distribuer. Et c’est précisément sur ce dernier kilomètre, celui qui sépare l’usine du robinet domestique, que se joue la bataille de l’accès universel. Paul Biya l’a compris. C’est pourquoi il a lancé une campagne sans précédent : un million de branchements en cinq ans. Un objectif qui, s’il est atteint, transformera radicalement le paysage de la desserte en eau au Cameroun.

La première phase de ce programme pharaonique porte sur 200 000 branchements. « Le président Paul Biya a autorisé que nous lancions cette campagne », a expliqué Blaise Moussa, insistant sur le caractère volontariste de la démarche. Concrètement, il s’agit de connecter les ménages camerounais, notamment dans les quartiers périurbains et les zones sous-équipées, au réseau de distribution de la CAMWATER. Une opération qui nécessite des investissements massifs en infrastructures secondaires : canalisations, compteurs, branchements domiciliaires, extensions de réseaux.

Mais Paul Biya ne s’est pas arrêté là. Conscient que tous les ménages ne pourront pas être branchés individuellement à court terme, il a également autorisé le déploiement de 1 000 bornes-fontaines publiques à travers le pays. Là encore, la première phase prévoit l’installation de 200 bornes-fontaines, destinées à garantir un accès de proximité à l’eau potable dans les zones non encore couvertes par le réseau classique. Ces points d’eau collectifs, gérés selon un modèle de gestion déléguée, permettront à des milliers de familles d’accéder à une eau de qualité à moindre coût, en attendant leur branchement individuel.

Cette double approche – branchements privés et bornes-fontaines publiques – illustre une stratégie inclusive, qui refuse de laisser sur le bord de la route les populations les plus vulnérables. Elle traduit également une compréhension fine des réalités socio-économiques camerounaises, où coexistent des ménages solvables capables de payer un abonnement individuel et des populations précaires pour lesquelles l’accès collectif reste la seule option viable. En articulant ces deux leviers, le chef de l’État construit une politique de l’eau à deux vitesses, mais sans exclusion.

500 milliards de FCFA : le financement qui change tout

Les infrastructures, c’est bien. Les branchements, c’est mieux. Mais sans financement, tout reste lettre morte. Et c’est précisément sur ce terrain que Paul Biya a frappé le plus fort. Lors de ce 23ème Congrès de l’AAEA, le Cameroun a annoncé la signature imminente d’une convention de financement de 500 milliards de FCFA, destinée à renforcer le dispositif de transport, de stockage et de gestion de l’eau produite par le PAEPYS.

Blaise Moussa a détaillé les contours de ce méga-financement. « Le président Paul Biya a autorisé la signature, à l’occasion de ce congrès, d’un financement de 500 milliards de FCFA pour faire en sorte que les 485 000 mètres cubes produits par Yaoundé – dont 300 000 par le PAEPYS et 185 000 par d’autres infrastructures existantes – puissent être portés jusqu’aux populations de la ville de Yaoundé et des zones avoisinantes». Le projet repose sur un triptyque ambitieux : infrastructures de transport (canalisations de grand diamètre), infrastructures de stockage (châteaux d’eau et réservoirs tampons) et systèmes de gestion de la pression et du réseau.

Ce financement sera mis en œuvre par trois opérateurs, selon une logique de répartition géographique et technique visant à optimiser l’efficacité opérationnelle. « Les travaux débuteront dans les 45 jours qui suivront la signature », a précisé le Directeur Général de la CAMWATER, donnant ainsi une date butoir qui engage la responsabilité de tous les acteurs impliqués. Cette rapidité d’exécution, rare dans le secteur des infrastructures hydrauliques, témoigne de la volonté politique de traduire les annonces en réalisations concrètes.

Mais ce n’est pas tout. « le grand sage » a également autorisé le financement, par la Banque mondiale, d’un projet baptisé SIWASH (Sécurité de l’eau et de l’assainissement), étalé sur dix ans et couvrant l’ensemble des grandes villes camerounaises ainsi que les zones périurbaines. Ce programme, complémentaire des investissements nationaux, permettra de renforcer la résilience des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, tout en intégrant des mécanismes de gestion durable et de tarification équitable.

Enfin, le Chef de l’État a mis en place un dispositif incitatif destiné à stimuler la performance des opérateurs du secteur. « Il a instauré un système par lequel les opérateurs de l’eau et de l’assainissement qui s’expriment par la performance seront rémunérés par un appui financier », a expliqué Blaise Moussa. Ce mécanisme de rémunération à la performance vise à transformer la culture managériale du secteur, en récompensant l’efficacité opérationnelle, la réduction des pertes, l’amélioration du service clientèle et la maîtrise des coûts. Une révolution douce, mais profonde, dans un secteur longtemps marqué par l’inertie bureaucratique.

Yaoundé, vitrine d’une ambition continentale

En dévoilant cet arsenal d’investissements et de réformes devant 3 000 experts africains réunis au Palais des Congrès, le Cameroun n’a pas seulement voulu impressionner. Il a cherché à démontrer qu’une politique publique volontariste, soutenue par un leadership politique constant, peut transformer un secteur réputé difficile. Les mots de Blaise Moussa, citant Paul Biya dans son adresse à la nation du 31 décembre 2025, résonnent comme un manifeste : « Les travaux de réhabilitation et d’expansion des réseaux de distribution d’eau potable vont s’intensifier afin de répondre aux besoins».

Cette vision de long terme, traduite en infrastructures concrètes, en financements mobilisés et en échéances respectées, fait du Cameroun un cas d’école sur le continent. À l’heure où l’Afrique peine à rattraper son retard sur l’Objectif de développement durable n°6, l’exemple camerounais prouve qu’avec de la constance, de la méthode et des investissements massifs, l’eau peut cesser d’être une malédiction pour devenir un levier de souveraineté et de développement.

Yaoundé, en accueillant ce congrès, n’est pas seulement une ville hôte. Elle est devenue, le temps d’une semaine, la vitrine d’une ambition continentale portée par un homme, Paul Biya, et incarnée par une institution, la CAMWATER. Les 500 milliards de FCFA qui seront signés dans les prochains jours ne sont pas qu’un chiffre. Ils sont la traduction financière d’une conviction : l’eau n’est pas une dépense sociale, mais un investissement stratégique. Et le Cameroun l’a compris avant beaucoup d’autres.

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