Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour le 5 janvier, en réponse à l’opération militaire américaine “Absolute Resolve” qui a abouti à la capture de Nicolás Maduro. Cette session, demandée par la Russie et la Chine, vise à examiner les implications de cette intervention unilatérale sur la souveraineté vénézuélienne et le droit international.
Les débats s’annoncent tendus : les États-Unis, par la voix de leur ambassadeur, défendent l’action comme une mesure nécessaire contre le “narcoterrorisme”, invoquant les accusations fédérales de 2020 contre Maduro. En face, Moscou et Pékin qualifient l’opération d'”agression impérialiste”, menaçant d’un veto sur toute résolution favorable à Washington. La France et le Royaume-Uni adoptent une position nuancée, reconnaissant la fin d’une dictature mais insistant sur le respect de la Charte des Nations unies.
Des sources diplomatiques indiquent que l’ordre du jour inclura des rapports sur les casualties civiles au Venezuela – estimées à une centaine selon des ONG – et les risques d’escalade régionale. L’opposition vénézuélienne, menée par María Corina Machado, appelle à une transition pacifique sous supervision internationale, tandis que des manifestations pro et anti-intervention se multiplient à Caracas.
Cette réunion pourrait marquer un tournant dans les relations Est-Ouest, avec des appels à des sanctions contre les États-Unis émanant d’alliés du régime Maduro comme Cuba et le Nicaragua.

137 Commentaires