Acceuil Biographie Monde| Delcy Rodríguez : la “tigresse” chaviste aux commandes du Venezuela
BiographiePolitique

Monde| Delcy Rodríguez : la “tigresse” chaviste aux commandes du Venezuela

Partager
Partager

Delcy Rodríguez a officiellement assumé la présidence par intérim du Venezuela suite à la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines lors de l’opération “Absolute Resolve”. Investie selon la procédure constitutionnelle prévue par l’article 233 de la Constitution vénézuélienne, qui prévoit la succession en cas d’absence permanente du président, elle a immédiatement dénoncé un “kidnapping d’État” orchestré par Washington. Exigeant des “preuves de vie” pour Maduro et son épouse Cilia Flores, Rodríguez a appelé à une mobilisation nationale pour défendre la souveraineté, tout en rapportant des pertes civiles et militaires sans préciser de chiffres. Cette transition survient dans un contexte de chaos, avec des coupures d’électricité et des manifestations à Caracas, alors que les États-Unis affirment “administrer” temporairement le pays.

 

Figure clé du chavisme, Delcy Eloína Rodríguez Gómez, née le 18 mai 1969 à Caracas, est une avocate diplômée de l’Universidad Central de Venezuela. Fille de Jorge Antonio Rodríguez, un guérillero de gauche fondateur de la Liga Socialista et martyr de la cause révolutionnaire, elle a gravi rapidement les échelons politiques sous Hugo Chávez et Nicolás Maduro. Ancienne ministre de la Communication (2013-2014), des Affaires étrangères (2014-2017), et présidente de l’Assemblée constituante pro-gouvernementale en 2017, elle occupe depuis 2018 le poste de vice-présidente, cumulé avec ceux de ministre des Finances et du Pétrole. Surnommée “la tigresse” par Maduro pour sa défense acharnée du régime socialiste, elle travaille en étroite collaboration avec son frère Jorge, président de l’Assemblée nationale, et est connue pour son influence sur le secteur privé affaibli du pays.

 

Sur le plan géopolitique, l’ascension de Rodríguez renforce les alliances anti-impérialistes du Venezuela avec la Russie, la Chine et Cuba, qui condamnent l’intervention américaine comme une violation du droit international. Face aux soutiens nuancés de pays comme la France ou l’Argentine, qui saluent la fin potentielle de la “dictature” sans approuver la méthode, Rodríguez pourrait intensifier la polarisation régionale. Avec une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU prévue le 5 janvier, sa présidence intérimaire teste la résilience du chavisme, risquant une escalade si les États-Unis persistent dans leur “gestion” des ressources pétrolières vénézuéliennes, tout en ouvrant la voie à une transition contestée avec l’opposition menée par María Corina Machado.

5 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 vues