À l’heure où le Cameroun s’apprête à planifier sa stratégie nationale de décentralisation 2026-2030, un arrêté interministériel a récemment dessaisi les communes de leurs prérogatives fiscales au profit de la direction générale des impôts. Pour Tiriane Noah, 2e Vice-présidente du MRC, ce texte technique masque une vérité politique brutale : l’État central continue de reprendre d’une main ce qu’il feint de donner de l’autre.
Trente ans après les grandes promesses constitutionnelles de 1996, la décentralisation camerounaise tangue dangereusement entre les acquis réels du FEICOM ou du PNDP et le réflexe atavique de la recentralisation. Refusant le constat d’impuissance, la dirigeante politique livre ici un bilan sans complaisance, dénonce les engagements budgétaires trahis par Yaoundé — notamment le plafond jamais atteint des 15 % de dotation — et formule huit réformes législatives urgentes pour redonner un véritable pouvoir d’action aux élus locaux.


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