Elle aura lieu contre vents et marées. La Fecafoot organise ce samedi l’un des rendez-vous institutionnels les plus sensibles de l’ère Samuel Eto’o. Officiellement, il s’agit d’une simple formalité élective. Officieusement, c’est une recomposition majeure du pouvoir interne, centrée sur le futur Comité exécutif, véritable colonne vertébrale du football camerounais.
À Yaoundé, la tension est palpable. Des représentants de la FIFA et de la CAF — arrivés hier — observent de près un processus électoral placé sous haute surveillance internationale. Cette Assemblée générale se déroule dans un climat particulier : frictions institutionnelles, divergences politiques et bras de fer administratif.
Le ministère des Sports avait tenté d’empêcher la tenue de l’AG, allant jusqu’à saisir le Ministère de l’Administration Territoriale pour annuler sa convocation. Sans succès : aucune réponse du Minat. La Fecafoot déroule donc son calendrier, déterminée à mener sa réforme interne jusqu’au bout.
Un enjeu politique majeur : le nouveau Comité exécutif
Aujourd’hui, les délégués renouvellent toutes les positions stratégiques :
- ligues régionales
- ligues départementales
- ligues spécialisées
- représentants de clubs
- commissions internes
Mais le cœur du combat se joue ailleurs : la nouvelle architecture du Comité exécutif, composé de 19 membres.
Ce Comex décidera :
- des orientations majeures,
- de la gestion des ligues,
- de la transparence financière,
- de la gouvernance des compétitions,
- et du rythme des réformes engagées depuis 2021.
Pour les quatre prochaines années, le pouvoir réel au sein du football camerounais se jouera ici, dans les alliances, les blocs d’influence, les soutiens régionaux et la capacité d’Eto’o à sécuriser une majorité cohérente.
Stabilité interne ou futur chaos ?
Un Comité exécutif soudé offrirait à Samuel Eto’o un second mandat plus paisible, propice aux réformes structurelles.
Mais un Comex divisé pourrait ouvrir la porte à :
- de nouvelles contestations internes,
- des blocages administratifs,
- des tensions prolongées entre institutions,
- et une paralysie durable de la gouvernance.
Un scénario que la FIFA et la CAF souhaitent éviter, au vu des turbulences déjà observées dans le football camerounais ces dernières années.
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Enjeux à suivre
L’Assemblée générale élective de ce samedi dépasse largement la question d’une reconduction annoncée. Elle ouvre un nouveau cycle politique pour la Fecafoot, où se décideront l’équilibre des forces, la gouvernance future et la capacité de l’institution à rester stable dans un environnement sous tension.
Constantin Gonnang sera à Mbankomo pour Afrik-Inform ☑️









