Acceuil Economie & Business Cameroun| Scanning au port de Douala : SGS conteste l’hypothèse d’une collaboration avec Transatlantic .. Entre autres 
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Cameroun| Scanning au port de Douala : SGS conteste l’hypothèse d’une collaboration avec Transatlantic .. Entre autres 

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La bataille est loin d’être terminée au Port de Douala. La Société Générale de Surveillance (SGS) a répondu, le 04 février 2026, à la convocation du Directeur général du Port autonome de Douala (PAD), contestant l’ordre du jour de la réunion. Selon la lettre de SGS, l’agenda proposé inclut des points qui ne relèvent pas des instructions du Premier ministre et pour lesquels l’entreprise « n’a pas qualité pour mener des discussions de fond », en particulier « l’hypothèse d’une collaboration avec TransAtlantic D.S.A. », l’octroi de l’autorisation d’exercer, ou encore la prise en compte des coûts logistiques exposés par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC S.A.). SGS réclame ainsi que la séance de travail soit strictement limitée à « l’organisation pratique de la reprise des opérations de scanning des marchandises », conformément aux directives du gouvernement.

Une invitation du PAD à l’origine de la controverse

Comme nous l’indiquions hier.. Le Port autonome de Douala (PAD) a adressé une correspondance à la Société générale de surveillance (SGS) concernant la reprise de ses activités d’inspection par scanning au Terminal à conteneurs de Douala-Bonabéri. Datée du 2 février 2026 et classée « confidentiel », la lettre du directeur général du PAD Cyrus NGO’O précise qu’elle est envoyée « en exécution des hautes prescriptions de Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement », elles-mêmes notifiées par un courrier du 30 janvier 2026. SGS était ainsi invitée à participer à une réunion prévue ce mercredi 4 février 2026 à 10 heures, au siège du PAD, afin « d’examiner les modalités pratiques de reprise » de ses opérations de scanning.

Selon le document dont notre rédaction a eu copie, les échanges devaient porter sur plusieurs points précis, notamment « les modalités d’octroi à la SGS de l’autorisation d’exercer au port de Douala-Bonabéri », les « conditions d’occupation du domaine public portuaire », ainsi que le « système de mise à disposition des informations pour les besoins d’exploitation sécuritaire ». L’ordre du jour comprenait également la « prise en compte des coûts logistiques exposés par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC S.A.) », l’impact de l’activité de scanning sur le délai de passage des marchandises, et « l’hypothèse d’une collaboration entre les sociétés SGS Cameroun S.A. et TransAtlantic D.S.A. ».

Cependant, cet agenda est vivement contesté par la direction de SGS, qui ne se reconnaît pas dans l’ensemble des points proposés pour discussion.

Les instructions du Premier ministre… Évoquées autrement

Dans sa réponse signée par sa Directrice générale, Patricia Nzondjou, SGS Cameroun S.A. rappelle d’emblée le cadre gouvernemental dans lequel s’inscrit la reprise du scanning. L’entreprise fait explicitement référence aux mêmes « hautes directives de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement», pour contrecarrer le Directeur Général du Port Autonome de Douala.  Selon SGS, ces instructions prévoyaient une rencontre « exclusivement consacrée aux modalités de reprise effective des opérations de scanning par SGS dès le 30 janvier 2026 ». Une précision qui fonde l’essentiel de la position de l’entreprise.

Pour SGS, l’élargissement de l’ordre du jour proposé par le PAD sort du cadre strictement défini par le chef du gouvernement et introduit des sujets qui ne relèvent pas de la réunion annoncée par la Primature. Au-delà de la divergence sur l’agenda, SGS met en avant une question de fond : celle des compétences institutionnelles. Dans sa correspondance, l’entreprise indique que plusieurs points inscrits à l’ordre du jour « ne font pas l’objet desdites instructions » et relèvent « des prérogatives exclusives de notre mandant, le Ministre des Finances ».

SGS cite nommément les discussions relatives à l’autorisation d’exercer au port, à l’occupation du domaine public portuaire ou encore au système de mise à disposition des informations sécuritaires, toutes fondées sur des articles précis du décret n°2019/034 du 24 janvier 2019 portant réorganisation du Port autonome de Douala. Sur ces sujets, SGS affirme ne pas avoir « qualité pour mener des discussions de fond », estimant que seul le gouvernement, à travers le ministère des Finances, est habilité à trancher.

Des points sensibles explicitement écartés

La réponse de SGS ne se limite pas à une observation générale. Elle énumère précisément les points qu’elle estime devoir être discutés au niveau gouvernemental, et non dans une réunion technique avec le PAD. Sont ainsi mis en cause l’examen de l’impact du scanning sur les délais de passage portuaire, présenté dans l’invitation comme contraire aux objectifs de compétitivité du port, ainsi que l’hypothèse d’une collaboration entre SGS Cameroun S.A. et TransAtlantic D S.A.

Pour SGS, ces sujets excèdent le cadre d’une simple réunion de reprise d’activité et nécessitent un arbitrage étatique, compte tenu de leurs implications contractuelles, financières et stratégiques. En conclusion de sa correspondance, SGS adopte une posture institutionnelle prudente mais ferme. L’entreprise sollicite explicitement un « recadrage de la séance de travail projetée », demandant que l’ordre du jour soit limité à un seul point : « l’organisation pratique de la reprise par SGS des opérations de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri ».

Cette demande est présentée comme une condition de conformité aux orientations du Premier ministre, et non comme un refus de dialogue. SGS insiste sur la nécessité de maintenir les échanges « dans la stricte conformité » avec les instructions gouvernementales. À ce stade, aucune réaction officielle du Port autonome de Douala n’a été rendue publique quant à cette requête, laissant ouverte la question des modalités effectives de la reprise du scanning au principal port du Cameroun… La crise peut ne pas être terminée.

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