Alors que les tensions au Moyen-Orient nourrissent un discours alarmiste sur un possible choc pétrolier mondial, l’économiste camerounais Dr. Joël Teubissi Noutsa prend résolument le contre-pied du récit dominant.
Dans un billet incisif intitulé « Blocage du détroit d’Ormuz : une tempête médiatique dans un verre d’eau », il affirme que la panique actuelle relève davantage d’une amplification médiatique que d’un véritable basculement énergétique.
Son argument est simple mais dérangeant : le détroit d’Ormuz n’est pas seulement une voie d’exportation pour les hydrocarbures du Golfe, c’est aussi une artère vitale d’importation pour les économies du Moyen-Orient. Un blocage durable pénaliserait immédiatement les pays producteurs eux-mêmes.
Surtout, l’économiste rappelle que le système énergétique mondial a profondément évolué. Les oléoducs contournant Ormuz, la diversification des routes d’exportation et l’évolution des marchés pétroliers rendent aujourd’hui un choc durable beaucoup moins probable qu’au siècle dernier.
Dans un climat médiatique dominé par les scénarios catastrophistes, la position du Dr. Joël Teubissi Noutsa tranche. Elle s’inscrit à rebours d’un discours largement relayé par les médias internationaux et c’est précisément ce qui la rend polémique.
En qualifiant la crise d’Ormuz de « tempête médiatique dans un verre d’eau », l’économiste camerounais pose une question qui dérange :
et si la peur du choc pétrolier était parfois plus spectaculaire que la réalité énergétique elle-même ?


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