Acceuil Diplomatie Francophonie| 10 choses à savoir sur Nathalie Roy, l’ancienne journaliste qui prend les rênes de l’APF
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Francophonie| 10 choses à savoir sur Nathalie Roy, l’ancienne journaliste qui prend les rênes de l’APF

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Au terme de la 51e session plénière de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, tenue à Yaoundé, Nathalie Roy, Présidente de l’Assemblée nationale du Québec, a été élue à la tête de l’institution, succédant à Hilarion Etong pour un mandat de deux ans. Qui est cette figure politique québécoise, passée par les rédactions avant de gravir les échelons du pouvoir parlementaire ? Voici 10 points pour tout savoir sur la nouvelle présidente de la Francophonie parlementaire.

1. Une naissance en Gaspésie

Nathalie Roy est née le 8 mai 1964 à New Carlisle, une municipalité de la Gaspésie, région côtière de l’est du Québec connue pour son patrimoine maritime et son identité propre au sein de la province. C’est dans ce territoire, distinct des grands centres urbains que sont Montréal ou Québec, qu’elle grandit avant d’entamer les études qui la mèneront vers Sherbrooke, puis vers les rédactions et les plus hautes fonctions parlementaires du Québec.

Cette origine gaspésienne, loin d’être un simple détail biographique, ancre sa trajectoire dans une région qui a longtemps peiné à voir ses enfants accéder aux plus hautes responsabilités politiques de la province. Nathalie Roy s’inscrit ainsi dans une lignée encore restreinte de figures publiques issues de la Gaspésie, aujourd’hui à la tête de l’une des plus anciennes institutions parlementaires internationales de la Francophonie.

2. Une double formation, en lettres puis en droit

Avant de devenir juriste, Nathalie Roy complète un certificat multidisciplinaire à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke en 1984. Elle y obtient ensuite un baccalauréat en droit en 1988, avant d’être admise au Barreau du Québec en 1990 — une double formation, littéraire puis juridique, qui allait nourrir en parallèle sa carrière de journaliste.

3. Plus de vingt ans dans les rédactions québécoises

Entre 1990 et 2012, Nathalie Roy exerce le métier de journaliste à la radio puis à la télévision, enchaînant les postes de chef d’antenne, animatrice et chef de pupitre pour plusieurs chaînes québécoises, dont TQS, Radio-Canada, RDI et TVA. Elle y couvre notamment des reportages internationaux, avant d’évoluer vers des fonctions de production et d’encadrement éditorial au sein des salles de nouvelles de TVA et LCN.

4. Une carrière d’avocate en droit pénal, menée en parallèle

En janvier 2010, alors qu’elle travaille encore dans les médias, Nathalie Roy ouvre son propre cabinet privé de droit pénal et criminel. Elle poursuit ainsi, durant deux ans, une double activité entre le journalisme et la pratique du droit, avant de faire le choix de la politique en 2012.

5. Une élection en 2012 sous la bannière de la Coalition Avenir Québec

Nathalie Roy est élue pour la première fois députée de la circonscription de Montarville le 4 septembre 2012, sous les couleurs de la Coalition Avenir Québec, tout juste fondée par François Legault. Elle sera réélue à trois reprises dans cette même circonscription, en 2014, 2018 puis 2022, avant de porter, durant ses premiers mandats, les dossiers de l’Éducation, de la Culture, de la Communication et de la Charte de la langue française.

6. Quatre années à la tête du ministère de la Culture et des Communications

Le 18 octobre 2018, Nathalie Roy est nommée ministre de la Culture et des Communications du Québec, également responsable de la langue française. Elle occupe cette fonction pendant quatre ans, jusqu’en 2022, un mandat durant lequel elle porte notamment des dossiers liés à la préservation du patrimoine culturel québécois.

7. La deuxième femme à présider l’Assemblée nationale du Québec

Le 29 novembre 2022, Nathalie Roy est élue par ses collègues députés Présidente de l’Assemblée nationale du Québec, devenant seulement la deuxième femme de l’histoire de la province à accéder à cette fonction, après Louise Harel, qui l’avait brièvement occupée entre 2002 et 2003. Visiblement émue lors de son installation, elle avait alors évoqué un « très grand honneur ».

8. Un parcours jugé « prédestiné » par le Cameroun

Lors de la cérémonie de clôture de la 51e session de l’APF, le Président du Sénat camerounais, Aboubakary Abdoulaye, est revenu sur ce parcours en des termes sans détour, saluant en elle un profil rare pour la présidence de l’Assemblée francophone : « Vos différents états de service antérieurs en tant que Ministre et actuels en qualité de Parlementaire, couronnés en cette dernière qualité par votre élection le 29 novembre 2022 comme Présidente de l’Assemblée nationale du Québec, vous prédestinaient à la tâche. »

9. Un mandat construit autour de trois priorités

Investie à la présidence de l’APF le 11 juillet 2026 à Yaoundé, Nathalie Roy a immédiatement fixé le cap de son mandat devant l’hémicycle : la prospérité économique de l’espace francophone, qu’elle a présenté comme un ensemble de « près de 400 millions de locuteurs et [locutrices] partis sur cinq continents » ; le rayonnement et le développement de l’Assemblée elle-même, avec une attention particulière portée aux Amériques ; et la place des cultures francophones dans l’univers numérique, à travers l’enjeu de ce qu’elle a appelé la « découvrabilité » des contenus francophones.

10. Une conviction affirmée sur la place des femmes en politique

Au-delà de ces trois axes, la nouvelle présidente a tenu à marquer son mandat d’un engagement transversal en faveur de la représentation des femmes dans les institutions parlementaires. Elle l’a résumé en une formule qu’elle a répétée avec insistance devant l’Assemblée : « La femme n’est pas une minorité, c’est la moitié de l’humanité ». Une phrase par laquelle elle a affirmé sa volonté de voir progresser, durant son mandat, l’égalité entre femmes et hommes au sein de la Francophonie parlementaire.

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